Une cascade à Bali, ce n'est jamais juste une chute d'eau : c'est aussi une route de montagne, un escalier de plusieurs centaines de marches et une question de timing. Six d'entre elles couvrent tous les cas de figure, de Sekumpul qui écrase tout le reste à Tegenungan qu'on cale en deux heures depuis Ubud. Le reste du guide vous dit laquelle correspond à votre séjour, et laquelle vous pouvez sauter sans remords.
Les cascades de Bali en 30 secondes
- La plus impressionnante. Sekumpul, dans le nord. Une heure de descente, mais rien d'autre sur l'île ne lui arrive à la cheville.
- La plus proche d'Ubud. Tegenungan, à 20 minutes du centre, avec baignade et cafés au-dessus.
- La meilleure baignade. Tibumana, un bassin large où l'on nage vraiment jusque sous la chute.
- Prix d'entrée. 20 000 à 40 000 IDR (1,50 à 2,50 €) pour la plupart, en espèces. Sekumpul fait exception, autour de 125 000 IDR.
- Meilleure heure. À l'ouverture, entre 7 h et 9 h. Après 10 h, les cars arrivent et la lumière tape.
Sommaire
Quelle cascade de Bali choisir
Toutes les listes vous en alignent dix sans jamais trancher. Or le bon choix dépend de deux choses : ce que vous venez chercher, et le nombre de marches que vous acceptez de remonter sous 30 degrés. Dites-nous ce qui compte, on vous donne une réponse.
| Vous cherchez | La cascade | En bref |
|---|---|---|
| En prendre plein les yeux | Sekumpul | La seule qui provoque un vrai silence en arrivant en bas |
| Rester près d'Ubud | Tegenungan | 20 minutes du centre, sans y passer la journée |
| Se baigner | Tibumana | Le seul bassin où l'on nage vraiment jusque sous la chute |
| Marcher le moins possible | Gitgit | Chute à cinq minutes du parking, praticable en tongs |
| Éviter la foule | Banyumala | Chutes jumelles dans les hautes terres, peu de monde |
Si Tegenungan vous paraît trop fréquentée, Tibumana est à trente minutes de plus vers l'est, dans un décor bien plus intime pour le même prix d'entrée. Le détail de chacune, avec l'accès, la baignade et le prix, suit juste en dessous.
Les 6 plus belles cascades de Bali, en détail
Chacune a sa personnalité et ses contraintes. Voici ce qu'on y trouve vraiment, l'accès, la baignade et le verdict après visite.
1. Sekumpul, la plus impressionnante
Plusieurs chutes tombent côte à côte de plus de soixante-dix mètres dans un cirque de jungle fermé, au nord de l'île près de Sawan. Le nom signifie d'ailleurs « groupé » en balinais. En bas, le bruit couvre les conversations et un nuage d'embruns remonte en permanence. Aucune photo ne rend l'échelle du lieu, et c'est bien le problème de toutes les images que vous en avez vues.

Le prix à payer, c'est l'accès. Le village a organisé la visite : on paie un forfait unique d'environ 125 000 IDR qui inclut l'entrée et un accompagnateur, puis on descend entre 45 minutes et une heure par un chemin raide, ponctué de centaines de marches. La remontée est la vraie épreuve, surtout en milieu de journée. Certains itinéraires passent aussi un gué : les pieds seront mouillés.
Depuis le sud de l'île, comptez 2 h 30 à 3 h de route par la montagne. Sekumpul ne se fait pas « en passant » : c'est une journée dédiée, qu'on combine avec les lacs, un autre spot du nord ou une nuit à Munduk. Nos itinéraires à Bali placent justement cette étape au bon moment du circuit, pour éviter l'aller-retour dans la journée.
La baignade au pied des chutes reste théorique : le débit et le courant y sont trop forts la plupart de l'année. On vient pour regarder, pas pour nager.
2. Tegenungan, la cascade proche d'Ubud
À vingt minutes au sud d'Ubud, dans les environs de Sukawati, Tegenungan est la seule grande cascade qu'on atteint sans quitter la plaine. Elle est large, puissante, encadrée de palmiers, et tombe dans un bassin où la baignade est autorisée. Au-dessus, une rangée de cafés, de vestiaires et de points de vue aménagés : le confort est là, l'aventure beaucoup moins.

L'entrée tourne autour de 20 000 IDR, la descente prend dix à quinze minutes par des marches en dur. C'est la cascade qu'on case dans une demi-journée déjà remplie, entre les rizières de Tegallalang et un temple. Elle apparaît d'ailleurs dans presque toutes les excursions vendues au départ d'Ubud.
Le revers, c'est la foule. Tegenungan cumule des dizaines de milliers d'avis et reçoit les cars toute la journée. Arrivez avant 9 h et vous aurez le bassin pour vous. Arrivez à midi et vous ferez la queue pour la même photo que trois cents personnes.
3. Gitgit, la plus facile d'accès
Trente-cinq mètres de chute, à cinq ou dix minutes du parking par un chemin dallé qui descend en pente douce. Gitgit se visite en tongs, avec des enfants ou des parents qui ne veulent pas d'une randonnée. C'est l'arrêt idéal sur la route entre Bedugul et Lovina, sans détour et sans effort, pour environ 20 000 à 30 000 IDR.
Deux points d'attention. Le secteur compte plusieurs cascades qui portent toutes le nom de Gitgit, et les panneaux de bord de route mènent parfois à une autre chute que celle des photos : vérifiez le point exact avant de vous garer. Et le chemin est bordé de vendeurs, insistants sans être désagréables. Un « non merci » souriant suffit.
4. Nungnung, la plus puissante
Sur le plateau de Petang, entre Ubud et Bedugul, Nungnung tombe d'une cinquantaine de mètres dans une gorge étroite avec une violence qu'aucune autre cascade de l'île n'approche. On ne s'en approche pas vraiment : à dix mètres, on est déjà trempé par les embruns et on s'entend à peine crier.
Le ticket d'entrée reste modeste, autour de 20 000 IDR, mais l'accès se mérite : environ 500 marches à descendre, puis à remonter. En saison des pluies, elles sont glissantes et le débit devient franchement impressionnant. Pas de baignade ici, le courant ne le permet pas. C'est une cascade qu'on vient voir et entendre, pas fréquenter.
5 et 6. Tibumana et Banyumala, les deux où l'on se baigne
Tibumana, dans la régence de Bangli à quarante minutes à l'est d'Ubud, est un rideau d'eau unique qui tombe dans un bassin large, peu profond sur les bords, encadré de fougères. Le courant y reste raisonnable, ce qui en fait la meilleure baignade de l'île : on nage vraiment jusque sous la chute. Dix minutes de descente facile, 20 000 IDR l'entrée, et nettement moins de monde qu'à Tegenungan.
Banyumala, plus haut dans les terres de Wanagiri près de Munduk, joue dans une autre catégorie. Deux voiles d'eau glissent sur une paroi couverte de mousse et se rejoignent dans un bassin turquoise étonnamment clair. C'est le décor le plus photogénique de Bali après Sekumpul, et pourtant on y croise rarement grand monde. La contrepartie tient en une phrase : la descente est raide, vingt à vingt-cinq minutes, et la remontée se sent dans les cuisses. Comptez 30 000 à 40 000 IDR.

Ces deux-là forment le meilleur compromis du guide. Assez belles pour justifier le déplacement, assez calmes pour qu'on y reste une heure sans avoir l'impression de faire la queue dans un parc d'attractions.
Comparatif : prix, marche et baignade
Le vrai critère de choix n'est pas la beauté, sur laquelle tout le monde s'accorde, mais l'effort et le temps de route. Voici les six cascades mises côte à côte, avec des ordres de grandeur 2026 à confirmer sur place : les tarifs évoluent souvent et se paient en espèces.
| Cascade | Où | Entrée | Marche | Baignade | L'avis honnête |
|---|---|---|---|---|---|
| Sekumpul | Nord, près de Singaraja | ≈ 125 000 IDR | 45 min à 1 h de descente | Difficile, courant fort | La plus impressionnante de l'île. Une journée entière depuis le sud, mais personne ne le regrette. |
| Tegenungan | Sukawati, 20 min d'Ubud | ≈ 20 000 IDR | 10 à 15 min de marches | Oui, bassin large | La plus accessible depuis Ubud, et la plus fréquentée. Parfaite avant 9 h, moyenne à midi. |
| Gitgit | Nord, route de Bedugul | ≈ 20 000 à 30 000 IDR | 5 à 10 min de sentier | Oui, bassin froid | L'accès le plus facile de toutes. Un bon arrêt sur la route du nord, sans détour. |
| Tibumana | Bangli, 40 min d'Ubud | ≈ 20 000 IDR | 10 min de descente | Oui, la meilleure de l'île | Le rideau d'eau le plus photogénique du centre, avec un vrai bassin où nager. |
| Nungnung | Plateau de Petang, entre Ubud et Bedugul | ≈ 20 000 IDR | 500 marches à descendre | Non, débit trop violent | La plus puissante. On ne s'en approche pas, on la prend en pleine figure en bruit et en embruns. |
| Banyumala | Wanagiri, près de Munduk | ≈ 30 000 à 40 000 IDR | 20 à 25 min de descente raide | Oui, bassin turquoise | Chutes jumelles, eau claire et presque personne. Le meilleur compromis beauté sur affluence. |
Les tarifs affichés ne comprennent jamais le parking, qui ajoute 2 000 à 5 000 IDR, ni les éventuelles contributions demandées sur le chemin. Aucun de ces sites n'accepte la carte bancaire : prévoyez des petites coupures avant de quitter la ville.
Les cascades proches d'Ubud
Si vous logez à Ubud, quatre cascades sont à moins d'une heure de scooter, et aucune ne demande de bloquer la journée. Tegenungan à vingt minutes, Tibumana à quarante, Tukad Cepung à cinquante et Kanto Lampo à vingt-cinq. On en fait deux dans une matinée sans forcer.
Tukad Cepung mérite un mot à part. Elle coule à l'intérieur d'une gorge fermée par la roche, et vers 10 h ou 11 h, quand le soleil passe à la verticale, un faisceau de lumière traverse l'ouverture et tombe pile sur la chute. C'est la seule cascade de Bali où l'heure de visite change complètement l'expérience. En contrepartie, on marche dans le lit de la rivière pour y accéder : les pieds seront mouillés, et le site ferme après de fortes pluies.

Kanto Lampo, elle, ne ressemble à aucune autre : l'eau glisse en nappe sur un escalier de roche noire, sans chute libre. On grimpe dessus pour la photo, ce qui explique sa popularité et sa file d'attente au milieu de la journée.
Les cascades du nord, autour de Munduk et Singaraja
C'est là que se trouvent les plus belles, et c'est aussi là qu'il faut accepter de rouler. Depuis Seminyak ou Canggu, la route grimpe pendant deux heures et demie avant d'arriver dans les hautes terres. Autant en profiter pour en enchaîner plusieurs, ou dormir une nuit sur place.
Secteur Sekumpul
Sekumpul, Fiji, Aling-Aling. Le cœur du spectacle, près de Sawan. Aling-Aling ajoute des toboggans naturels et un saut encadré pour ceux qui veulent de la sensation. Prévoyez la journée entière et de bonnes chaussures.
Secteur Munduk
Banyumala, Munduk, Melanting. Des cascades cachées entre les plantations de café et de clou de girofle, à 1 000 mètres d'altitude. Il y fait frais, il y pleut plus souvent, et il y a nettement moins de monde.
Sur la route de Lovina
Gitgit, Banyu Wana Amertha. Les arrêts faciles quand on redescend vers la côte nord. Aucun détour, dix minutes de marche, parfaits pour couper une longue route sans y consacrer une demi-journée.
La logique du nord est simple : une base à Munduk ou à Bedugul, et tout devient accessible en trente minutes. C'est aussi le secteur du temple d'Ulun Danu Beratan et des lacs jumeaux, qui se combinent naturellement avec les cascades dans la même journée.
Randonnée et baignade : à quoi s'attendre
Personne ne le dit assez clairement : à Bali, l'accès aux cascades se fait presque toujours par une descente, donc par une remontée. Et se baigner n'est possible que dans une minorité d'entre elles.

Les chiffres varient du simple au décuple. Gitgit demande cinq minutes de sentier dallé. Tibumana et Tegenungan, dix à quinze minutes de marches. Nungnung, environ cinq cents marches. Sekumpul, près d'une heure de descente raide. Dans tous les cas, c'est la remontée qui compte, sous une chaleur humide et sans ombre par endroits.
Prévoyez des chaussures fermées à semelle crantée. Les marches en pierre couvertes de mousse deviennent des savonnettes après une averse, et les tongs envoient chaque année des voyageurs chez le kiné. De l'eau, un tee-shirt de rechange et un sac étanche pour le téléphone complètent la liste, détaillée dans notre guide que mettre dans sa valise pour Bali.
Côté baignade, trois règles suffisent. On ne se baigne pas sous une chute à fort débit, quel que soit le niveau de nage. On ne se baigne pas après de fortes pluies : l'eau devient trouble, le fond change et des branches descendent avec le courant. Et on regarde ce que font les locaux avant d'entrer, ils connaissent les trous et les rappels.
Une glissade sur des marches mouillées se termine parfois à l'hôpital international de Denpasar, où la facture grimpe vite. Notre page santé et assurance à Bali détaille ce qui est couvert et ce qui ne l'est pas.

Là où la baignade se mérite
- Oui sans réserve. Tibumana et Banyumala. Bassins larges, courant modéré, fond lisible.
- Oui avec prudence. Tegenungan et Gitgit. On y nage, mais le bassin est petit à Gitgit et bondé à Tegenungan.
- Non. Nungnung et Sekumpul. Le débit y est trop violent pour approcher la chute, même en saison sèche.
- Jamais pendant ou juste après un gros orage, quelle que soit la cascade. Le débit peut doubler en quelques minutes.
Enchaîner plusieurs cascades en une journée
Trois cascades dans une matinée, c'est jouable dans le centre : Tibumana, Tukad Cepung et Tegenungan se suivent sur le même axe. Dans le nord, c'est plutôt une par demi-journée à cause des routes. Réserver un chauffeur ou une excursion évite de perdre une heure à négocier le scooter et les entrées.

Réserver en ligne
Annulation gratuiteTrois cascades de Bali dans la même journée, chauffeur inclus
- ✓Tibumana, Tukad Cepung et Tegenungan enchaînées dans le bon ordre, avant l'arrivée des cars
- ✓Prise en charge à l'hôtel et chauffeur sur la journée, sans gérer le scooter ni les routes de montagne
- ✓Confirmation immédiate et annulation gratuite sur la plupart des offres
Prix de départ relevé chez le partenaire, variable selon la date et la formule.
Si vous préférez l'autonomie, le scooter suffit largement pour les cascades du centre. Pour le nord, un chauffeur à la journée coûte 40 à 60 € à répartir entre passagers et vous épargne trois heures de lacets. Nos itinéraires à Bali intègrent ces journées cascades au bon endroit du circuit.
Conseils pratiques avant de partir
Six détails font la différence entre une belle matinée et une sortie ratée. Aucun n'est compliqué, tous se préparent la veille.
Partez à l'aube
Entre 7 h et 9 h, vous avez le site pour vous, la lumière est douce et la remontée se fait avant la grosse chaleur. Après 10 h, les excursions organisées déversent leurs groupes.
Des espèces, en petit
Aucune cascade n'accepte la carte. Prenez des coupures de 20 000 et 50 000 IDR : au guichet, on vous rendra rarement la monnaie sur un gros billet, et le parking se paie à part.
Regardez la météo
En saison des pluies, le débit est spectaculaire mais l'eau devient marron et les sentiers glissent. La saison sèche donne des bassins clairs et un débit plus sage.
Vérifiez le point GPS
Plusieurs cascades partagent le même nom, et des panneaux privés détournent vers des parkings payants plus éloignés. Enregistrez le point exact avant de partir, le réseau disparaît dans les vallées.
Guides et donations
À Sekumpul, l'accompagnateur fait partie du forfait officiel. Ailleurs, des personnes proposent leurs services sur le chemin : c'est facultatif, et un refus poli ne pose aucun problème.
Drone et affaires
Le drone est interdit ou payant sur plusieurs sites, demandez avant de décoller. Et ne laissez rien dans le coffre du scooter au parking : un sac étanche sur le dos reste la meilleure option.

