C'est l'activité qui a fait la réputation de Lovina, et celle qui mérite le plus d'explications. On vous réveille vers 5 h 30, on vous installe sur un jukung, la pirogue à balancier des pêcheurs, et on part vers le large dans le noir. Vers 6 h 15, le soleil se lève derrière les volcans et les premiers ailerons apparaissent.
Les dauphins sont bien là, souvent par dizaines. Le problème n'est pas leur présence, c'est ce qui se passe ensuite : dès qu'un groupe est repéré, vingt à trente bateaux convergent au moteur et le poursuivent. Les dauphins plongent, ressortent cent mètres plus loin, et la course recommence. Vous verrez des dauphins. Vous verrez aussi une meute de barques leur courir après.
Cela ne veut pas dire qu'il faut renoncer. Cela veut dire qu'il faut choisir son bateau et poser une question simple avant de payer : est-ce qu'on coupe le moteur quand les dauphins approchent ? Certains capitaines le font, restent à distance et laissent les animaux venir. La sortie est plus calme, souvent plus belle, et vous ne financez pas la poursuite.