Plage de galets noirs bordée de cocotiers et bateaux de pêche alignés sur le rivage, sur la côte nord-est de Bali près d'Amed
Guide voyage 2026

Mis à jour en août 2026

Amed, Bali : le meilleur snorkeling de l'île, depuis la plage

Six criques, un jardin de corail à vingt mètres du bord, une épave visible en apnée et un village de pêcheurs qui tourne encore. Où mettre la tête sous l'eau exactement, où dormir, combien de nuits rester et pourquoi la Liberty n'est pas à Amed.

Amed n'est pas une ville mais une suite de sept villages de pêcheurs étirés sur une quinzaine de kilomètres, sur la côte nord-est de Bali, à trois heures de l'aéroport de Denpasar. On y vient pour une raison simple : c'est le seul endroit de l'île où un récif corallien vivant commence à quelques mètres du bord, sans bateau ni niveau requis. Le reste, le sable noir volcanique, les jukungs et le calme absolu après 22 h, vient avec.

Amed en bref
OùCôte nord-est, régence de Karangasem, 2 h 45 à 3 h 30 de l'aéroport
Le point fortLe jardin de corail de Jemeluk, à 20 m du bord, au masque et tuba
Le budget30 à 70 € par jour et par personne, hébergement compris
Combien de nuits2 à 3, 4 et plus si vous plongez
AdresseAmed, Karangasem, Bali
Carte illustrée de la côte d'Amed à Bali situant du nord au sud Tulamben, Amed Beach, Jemeluk, Bunutan, Lipah et Banyuning le long des plages de sable volcanique noir
Les six spots de la côte, du nord au sud. Tulamben, tout en haut, ne fait pas partie d'Amed mais se visite depuis là.
Sommaire

Est-ce qu'Amed vaut le coup ? Le verdict selon votre profil

Amed divise, et c'est logique : la même côte est un paradis pour un plongeur et trois jours perdus pour quelqu'un venu chercher des plages de sable blanc et des bars. Le verdict est tranché selon le profil, avec une note et la zone à préférer quand la réponse est non.

Amed vaut-il le coup selon votre profil de voyage
ProfilVerdictNoteSi ça ne colle pas
Vous voulez nager avec un masqueOui5/5Rien à changer. Dormez à Jemeluk ou à Bunutan, vous êtes à cent mètres du récif.
Vous plongez en bouteilleOui5/5Aucune sur la côte est. Pour les raies manta, il faut descendre vers Nusa Penida.
Vous cherchez le calmeOui4/5Si vous voulez du calme mais avec plus d'adresses et de vie, Lovina fait le même travail au nord.
Vous venez en familleOui, avec une nuance3/5Avec de jeunes enfants, Sanur ou Nusa Dua offrent la même mer plate sur du vrai sable.
C'est votre premier séjourOui, avec une nuance3/5Si votre séjour tient en une semaine, gardez Amed pour un deuxième voyage et concentrez-vous sur le centre et le sud.
Vous venez faire la fêteNon1/5Canggu pour les clubs de plage à DJ, Kuta pour sortir tard et sans budget, Seminyak pour un bar servi.

Vous voulez nager avec un masque

Aucune autre côte de Bali ne fait aussi bien depuis la plage. À Jemeluk, le jardin de corail commence à vingt mètres du bord, sur deux à cinq mètres de fond. Pas de bateau à réserver, pas de niveau à justifier, pas de courant, un masque à trois euros et vous y êtes. Partout ailleurs sur l'île, voir la même chose demande une sortie en bateau et une demi-journée. Six criques distinctes sur quatorze kilomètres, toutes accessibles à pied depuis la route, et une épave visible en apnée à Banyuning, entre trois et douze mètres, ce qui est rarissime. Location de masque et palmes autour de 30 000 à 50 000 IDR la journée, dans à peu près tous les warungs.

L'entrée à l'eau se fait sur des galets ronds et glissants, jamais sur du sable fin. Sans chaussons, la première baignade est un mauvais souvenir.

Vous plongez en bouteille

C'est la base logique pour enchaîner Tulamben, Amed et Menjangan. Amed concentre une densité de centres de plongée qu'on ne trouve nulle part ailleurs sur l'île, dont plusieurs francophones, et se trouve à vingt minutes de l'USAT Liberty. Deux plongées par jour depuis le bord, sans bateau ni transfert interminable, pour un tarif nettement en dessous du sud. Deux plongées guidées coûtent autour de 700 000 à 1 100 000 IDR, soit 40 à 65 €, équipement compris, et une Open Water en trois jours sur des sites du bord, sans mer formée, revient entre 270 et 360 €. Tombants, épaves, récif artificiel et macro se trouvent dans un rayon de quinze kilomètres.

Les sites du bord se font tous à la palme, chargé, sur des galets en pente. C'est fatigant et ça surprend les plongeurs habitués aux mises à l'eau depuis un bateau.

Vous cherchez le calme

C'est le Bali d'avant, et il n'a pas encore basculé. Pas de beach club, pas de discothèque, pas de bouchon, zéro rabatteur et zéro sollicitation permanente comparé au sud de l'île. Une route unique qui longe la mer, des jukungs alignés sur les galets noirs le matin, et des terrasses accrochées à la pente qui regardent le Lombok. Le soir, tout ferme vers 22 h et on entend la mer. Des chambres avec vue sur mer se trouvent entre 30 et 70 € la nuit, ce qui coûterait le triple à Seminyak, et le village de pêcheurs fonctionne encore vraiment, salines comprises, ce n'est pas une mise en scène.

Le calme a un prix, peu de restaurants, pas de vie nocturne, et il faut un scooter pour tout. Trois jours sans rien faire d'autre que nager peuvent sembler longs.

Vous venez en famille

Excellente eau, mauvaise plage pour un enfant qui joue. La mer est plate, chaude et sans vague, sans houle, sans courant, sans courant d'arrachement, la baignade est calme toute l'année, et le récif commence si près qu'un enfant qui sait nager voit des poissons en dix minutes. Le problème est ce qu'il y a entre la route et l'eau, des galets noirs qui chauffent au soleil et une pente raide, pas du sable où construire un château. Le récif de Lipah, très peu profond, se regarde en flottant sans jamais avoir pied à perdre, et beaucoup d'hôtels ont une piscine, ce qui règle le problème du reste de la journée.

Trois heures de route depuis l'aéroport, des galets brûlants à midi et aucune infrastructure enfant, ni club, ni parc, ni activité de repli en cas de pluie.

C'est votre premier séjour

Deux nuits, calées entre l'est et le nord. Amed mérite sa place dans un premier itinéraire, mais pas plus de deux nuits et surtout pas en aller-retour depuis le sud. La logique est de l'insérer sur la boucle, Ubud, puis l'est avec Lempuyang et Tirta Gangga, puis Amed, puis la remontée vers le nord. Deux jours suffisent pour Jemeluk, l'épave de Banyuning et le lever de soleil sur l'Agung, la position est idéale pour enchaîner sur Lovina par la route côtière du nord, et le contraste avec Ubud et le sud donne enfin une idée de ce à quoi l'île ressemblait.

La route est longue et sinueuse. Comptez trois heures depuis l'aéroport et deux à deux heures trente depuis Ubud, ce qui mange une demi-journée à chaque bout.

Vous venez faire la fête

Il n'y a strictement rien après 22 h. Amed n'a ni club, ni beach club, ni rue de bars. Les warungs ferment quand les derniers clients partent, souvent vers 21 h 30, et la route côtière est noire ensuite. C'est exactement ce que viennent chercher les plongeurs, et exactement ce qui rend le séjour interminable si ce n'est pas votre cas. Quelques bars de bord de mer servent un cocktail au coucher du soleil, sans musique forte, et une bière locale coûte deux fois moins cher que dans le sud.

Aucune sortie possible après 22 h, et rien à moins d'une heure de route.

Snorkeling et plongée : les 6 spots de la côte, du nord au sud

C'est la vraie question quand on arrive à Amed : la côte fait quinze kilomètres et les criques n'ont ni le même fond, ni le même niveau requis, ni le même intérêt. Se garer au premier warung venu et entrer dans l'eau donne souvent un résultat décevant, alors que deux kilomètres plus loin le récif est spectaculaire. Jemeluk pour le corail, Banyuning pour l'épave, Lipah pour les débutants : le détail de chaque crique est ci-dessous, du nord au sud.

Une précision qui évite une déception : l'épave que tout le monde cite, l'USAT Liberty, se trouve à Tulamben, pas à Amed. Amed a la sienne, plus petite et bien plus accessible, à Banyuning. Les deux figurent dans la liste, le reste des sites de l'île est sur la page plongée et snorkeling à Bali.

Les six spots de snorkeling et de plongée de la côte d'Amed
SpotProfondeurNiveau requisBon créneau
Tulamben, l'USAT Liberty5 à 30 mOpen Water ou Niveau 1 pour la coque entièrePremière plongée du matin, vers 6 h 30
Amed Beach, le village de pêcheurs1 à 6 m près du bordTout le monde, enfants comprisAvant 9 h, quand les jukungs rentrent
Jemeluk, le jardin de corail2 à 12 m, puis tombant au-delà de 40 mDébutant en surface, tous niveaux en bouteille8 h à 11 h, avant que le vent ne lève le clapot
Bunutan, la baie tranquille3 à 20 mSnorkeleur à l'aise, plongeur débutantToute la matinée
Lipah, la baie des familles2 à 10 mDébutantMatin, mer d'huile jusqu'à 10 h
Banyuning, l'épave japonaise3 à 12 mSnorkeleur à l'aise, ou plongeur débutantTôt le matin, avant les groupes

Tulamben, l'USAT Liberty

L'épave la plus plongée d'Indonésie n'est pas à Amed mais à Tulamben, une vingtaine de minutes de route au nord. Un cargo américain de cent vingt mètres, torpillé en 1942, échoué sur la plage puis basculé dans l'eau par les secousses de l'Agung en 1963. Il repose entre cinq et trente mètres, accessible directement du bord, sans bateau.

Accès : depuis la plage, 30 m de marche puis mise à l'eau.

  • La coque entière, du canon avant à la poupe, sur une centaine de mètres de long.
  • Les bancs de carangues et de barracudas qui tournent au-dessus de la structure au lever du jour.
  • La partie la moins profonde, à cinq mètres, que les bons apnéistes atteignent au masque et tuba.

L'épave attire des dizaines de palanquées par jour. Après 9 h, le site est saturé et le sable en suspension. La première plongée du matin est une expérience complètement différente.

Amed Beach, le village de pêcheurs

C'est ici que commence la côte, et c'est le seul endroit d'Amed qui ressemble encore à un vrai village de pêcheurs. Des dizaines de jukungs, ces pirogues à balancier peintes, sont alignées sur les galets noirs, et les salines tournent derrière la route. Sous l'eau, le fond reste ordinaire, quelques patates de corail, du sable volcanique, des poissons de bord.

Accès : entrée directe depuis la plage, sur galets.

  • Le retour des pêcheurs entre 6 h et 8 h, quand la flotte de jukungs revient s'échouer sur la plage.
  • Les salines artisanales, juste derrière la route côtière, encore en activité en saison sèche.
  • Le lever de soleil face au Lombok, avec le Rinjani visible par temps clair.

Ce n'est pas le meilleur spot de snorkeling de la zone. Venez y dormir et y regarder la vie du village, mais mettez la tête sous l'eau deux kilomètres plus au sud, à Jemeluk.

Jemeluk, le jardin de corail

Le spot qui justifie à lui seul de venir à Amed. Un jardin de corail vivant démarre à quelques mètres du bord, sur deux à cinq mètres de fond, puis la pente s'accélère et bascule en tombant. Tout se fait avec un simple masque, sans bateau, sans courant, sans niveau requis. C'est le meilleur rapport effort sur résultat de toute l'île pour du snorkeling.

Accès : depuis la plage de la baie, 20 m de nage.

  • Le jardin de statues immergées, un ensemble de sculptures balinaises posées sur le sable et déjà colonisées par le corail, visible en apnée sur la partie la moins profonde.
  • Poissons-clowns dans leurs anémones, poissons-perroquets, bancs de fusiliers et carangues sur le tombant.
  • Le viewpoint de Jemeluk, sur la route au-dessus de la baie. La photo de la côte d'Amed avec l'Agung derrière se prend là, en fin d'après-midi.

L'entrée se fait sur des galets ronds et glissants. Des chaussons ou de vieilles baskets changent complètement l'expérience, et évitent les coupures sur les débris de corail.

Bunutan, la baie tranquille

Le tronçon le plus tranquille de la côte, celui où se sont installés les hôtels avec vue et les petits resorts. Le récif est moins spectaculaire qu'à Jemeluk mais bien plus vide. On nage souvent seul au-dessus des patates de corail, avec la ligne des jukungs au mouillage juste à côté.

Accès : depuis la plage des hôtels, entrée facile.

  • Le récif frangeant qui court le long de la plage, sur trois à huit mètres, sans un autre nageur en vue.
  • Des tortues vertes de passage, plus souvent signalées ici qu'au nord de la baie.
  • Le coucher de soleil derrière l'Agung, vu depuis les terrasses accrochées à la pente.

Peu de warungs et peu de vie le soir. C'est le secteur où l'on dort bien mais où il faut un scooter pour aller dîner ailleurs.

Lipah, la baie des familles

Une anse courte et abritée, bordée de warungs et de quelques hôtels, avec un récif qui démarre très près du bord. C'est le spot des familles et des premiers masques, sans profondeur, sans courant, avec une plage assez plate pour entrer sans se tordre les chevilles.

Accès : depuis la plage de Lipah, quelques brasses.

  • Le coral garden de la baie, dense sur trois à six mètres, très coloré au soleil du matin.
  • Les bancs de petits poissons de récif, largement visibles en surface sans jamais descendre.
  • L'épave japonaise de Banyuning, à quelques minutes en jukung ou dix minutes de marche vers le sud.

La baie est petite et se remplit vite en fin de matinée. Quand plusieurs bateaux d'excursion déposent ensemble, la visibilité tombe et le corail prend cher.

Banyuning, l'épave japonaise

La coque d'un petit navire de la Seconde Guerre mondiale, couchée à une poignée de mètres sous la surface. Ce n'est pas un géant, la structure fait une vingtaine de mètres de long, entièrement recouverte de corail mou et de gorgones. Ce qui la rend rare, c'est sa profondeur. Elle se visite en apnée depuis la surface, ce que l'épave de Tulamben ne permet pas vraiment.

Accès : depuis la plage de galets, 30 à 50 m de nage.

  • La coque colonisée par le corail mou, lisible entièrement depuis la surface par temps calme.
  • Poissons-scorpions, poissons-verres et nudibranches pour ceux qui cherchent le détail.
  • Le récif artificiel installé à côté de l'épave, où le corail a été replanté sur des structures immergées.

Ne confondez pas cette épave avec l'USAT Liberty, le cargo américain de 120 m qui se trouve à Tulamben, dix kilomètres plus au nord. Beaucoup de guides mélangent les deux.

Jardin de corail peu profond avec poissons demoiselles bleus et jaunes, vu au masque et tuba comme dans la baie de Jemeluk à Amed, Bali
Le récif de Jemeluk démarre sur deux à cinq mètres de fond, à portée de palmes depuis la plage.
Apnéiste en combinaison et palmes longues glissant au-dessus d'un récif corallien dense, comme sur les spots d'Amed à Bali
L'épave de Banyuning se visite en apnée depuis la surface, entre trois et douze mètres.
BON À SAVOIR

Le détail qui change tout : les chaussons

Aucune plage d'Amed n'est en sable fin. On entre à l'eau sur des galets ronds, souvent glissants, parfois sur des débris de corail. Une paire de chaussons néoprène ou de vieilles baskets coûte quelques euros sur place et transforme la journée. Les locations de masque en proposent presque toujours.

Plongeuse en combinaison jaune éclairant un corail mou rose et une éponge barrique sur un tombant, comme sur les sites de plongée d'Amed à Bali
Dès41 €/ pers.

Snorkeling en jukung et plongée guidée

Annulation gratuite

Sorties snorkeling et plongée sur la côte d'Amed et de Tulamben

Durée : 3,5 hDès 41 € / pers.4,8 sur 5 · 83 avis
  • ✓Sortie en jukung vers deux ou trois spots que l'on n'atteint pas à la nage
  • ✓Matériel fourni, guide dans l'eau, formules snorkeling ou plongée bouteille
  • ✓Départ tôt le matin, quand la mer est lisse et la visibilité au maximum
  • ✓Annulation gratuite jusqu'à 24 h avant, utile quand la météo bouge
Voir les sorties à Amed

Prix de départ relevé chez le partenaire, variable selon la date et la formule.

Amed ou Tulamben : où poser ses valises

Les deux villages sont séparés par une dizaine de kilomètres et vingt minutes de route, et le choix dépend uniquement de ce que vous venez faire. C'est l'arbitrage que presque aucun guide ne tranche.

Tulamben est un village-rue, sans plage à proprement parler, entièrement organisé autour de l'épave. On y dort quand on plonge deux ou trois fois par jour et qu'on veut être sur le site à 6 h 30, avant les bus de plongeurs venus du sud. En dehors de l'eau, il n'y a rien.

Amed a les baies, les couchers de soleil sur l'Agung, les warungs et le village de pêcheurs. On y dort et on monte plonger à Tulamben le matin. Pour un séjour de deux ou trois nuits, le choix est vite fait : on dort à Amed. Tulamben ne se justifie que pour un stage de plongée intensif.

Les centres de plongée d'Amed proposent tous la sortie sur la Liberty, transfert compris, pour quelques dizaines de milliers de roupies de plus. Vous ne perdez rien à dormir plus au sud.

Structure d'une épave sous-marine couverte de coraux et d'éponges, entourée de bancs de poissons argentés, sur la côte nord-est de Bali
L'USAT Liberty, à Tulamben, repose entre cinq et trente mètres et se rejoint directement depuis la plage.

Que faire à Amed hors de l'eau

La liste est courte, et c'est assumé : Amed vit de la mer et se couche tôt. Presque tout se joue avant 8 h du matin ou après 16 h, quand le village travaille et que la lumière tombe juste.

Soleil levant au ras de l'horizon au-dessus d'une mer calme, vue depuis la plage, comme sur la côte est de Bali à Amed

Le lever de soleil sur la mer

Amed est l'une des rares côtes de Bali orientée à l'est, ce qui change tout : le soleil sort de la mer face aux chambres, avec la silhouette du Rinjani, sur Lombok, en ligne de mire par temps clair. Le sud de l'île, lui, ne voit que des couchers de soleil. Pas besoin de bouger, la terrasse suffit.
Quand
Vers 6 h 10, toute l'année
Jukung traditionnel balinais à balancier peint, posé sur l'herbe face à la mer calme de la côte est de Bali

Le retour des jukungs

La flotte de pirogues à balancier part de nuit et revient s'échouer sur les galets au petit matin. Les équipages tirent les coques, vident les caisses et les femmes trient le poisson sur place. C'est une vraie criée de village, pas une attraction, et personne ne vous demandera rien.
Quand
Entre 6 h et 8 h, sur Amed Beach
Producteur de sel indonésien raclant un bassin d'évaporation d'eau de mer, comme dans les salines artisanales d'Amed à Bali

Fleur de sel autour de 20 000 IDR le sachet

Les salines artisanales

Derrière la route côtière, quelques familles produisent encore du sel en versant l'eau de mer sur du sable volcanique, puis en la filtrant et en la faisant sécher dans des troncs de palmier évidés. La méthode a des siècles. Les producteurs acceptent volontiers les visites et vendent leur fleur de sel autour de 20 000 IDR le sachet.
Quand
Saison sèche, l'après-midi
Baie turquoise bordée de collines couvertes de jungle avec des bateaux au mouillage, vue depuis un point haut de la côte, comme au viewpoint de Jemeluk à Amed

Gratuit

Le viewpoint de Jemeluk

Un virage de la route, au-dessus de la baie, avec un ou deux warungs et une vue sur toute la courbe de la côte, le récif visible en transparence et le mont Agung qui ferme le paysage. C'est la photo d'Amed, celle que tout le monde ramène, et elle est gratuite.
Quand
Entre 16 h et 18 h
Lever de soleil vu d'un sommet volcanique, mer de nuages entre les crêtes, comme au sommet du mont Agung à Bali

Le trek du lever de soleil sur l'Agung

Le volcan sacré de Bali culmine à 3 031 m et se grimpe de nuit, avec un guide obligatoire, depuis Pura Pasar Agung ou Besakih. Depuis Amed, le point de départ est à environ une heure de route. C'est une ascension exigeante, six à huit heures aller-retour, à réserver la veille sur place.
Quand
Départ vers 1 h du matin
Massage traditionnel balinais pratiqué en plein air sur une table posée face à la plage, à Bali

80 000 à 150 000 IDR l'heure

Un massage face à la mer

Les petits spas d'Amed pratiquent des tarifs de village : 80 000 à 150 000 IDR l'heure, soit 5 à 9 €, souvent dans un bale ouvert sur la plage. Après une journée à palmer sur des galets, ce n'est pas du luxe.
Quand
En fin de journée

Amed Beach, les galets noirs et la baignade

Il faut le dire tout de suite : Amed n'a pas de plage de carte postale. Le rivage est fait de galets ronds et de sable volcanique gris à noir, hérité des éruptions de l'Agung. Sur les photos de nos concurrents, l'eau turquoise fait illusion. Sur place, on marche sur des cailloux qui chauffent fort à midi.

En échange, la mer est ce que la côte sud n'offre jamais. Amed est protégée de la houle de l'océan Indien par la masse de l'île : pas de rouleaux, pas de courant d'arrachement, pas de drapeau rouge. L'eau tourne autour de 28 degrés toute l'année et reste souvent lisse comme un lac jusqu'en milieu de matinée. On peut se baigner partout, à toute heure, y compris avec des enfants qui savent nager.

La comparaison est nette avec les plages du sud : à Kuta le sable est clair mais la baignade se limite au couloir entre les drapeaux, alors qu'à Amed le fond est ingrat mais l'eau est sûre. Notre tour des plages de Bali par zone détaille ce compromis île entière.

À NOTER

Ce qu'il faut emporter dans le sac de plage

Des chaussons ou de vieilles baskets pour entrer à l'eau, une serviette qui supporte les galets, et de la crème solaire appliquée avant la mise à l'eau plutôt qu'au bord du récif. Les plages sont publiques, sans sauveteur, sans douche et sans consigne : ne laissez rien de valeur sur les galets.

Où dormir à Amed, secteur par secteur

Le nom Amed couvre une quinzaine de kilomètres de côte : deux hôtels annoncés « à Amed » peuvent être séparés de vingt minutes de route sinueuse. Le secteur compte donc plus que l'établissement, surtout si vous n'avez pas de scooter.

Amed village et Amed Beach, ambiance village, petits budgets, salines

L'extrémité nord de la côte, la plus habitée et la plus vivante. Guesthouses simples, warungs à trois euros, jukungs devant la porte et l'épave de Tulamben à vingt minutes. C'est le secteur des plongeurs qui enchaînent les sorties.

Guesthouse 12 à 25 € · hôtel 30 à 60 €. Le snorkeling depuis la plage y est le plus banal de la côte, il faut descendre vers Jemeluk.

Jemeluk, snorkeling, premier séjour, marcher partout

La baie centrale, et le meilleur compromis. Le jardin de corail est à cent mètres, quelques restaurants bordent la plage, et le viewpoint est juste au-dessus. Si vous ne venez que deux nuits, dormez ici.

Guesthouse 15 à 30 € · hôtel vue mer 35 à 80 €. C'est aussi le secteur le plus fréquenté, surtout entre 10 h et 15 h.

Bunutan et Lipah, couples, calme, hôtels avec piscine

La partie sud, plus étalée, où les hôtels grimpent sur la pente et regardent la mer d'en haut. Plus de confort, des piscines à débordement, et une vraie tranquillité le soir. Il faut un scooter pour aller dîner ailleurs.

Hôtel 40 à 90 € · resort 90 à 180 €. Les plages y sont en contrebas de la route, avec des escaliers raides à monter et descendre.

Vue sur la mer et un cocotier depuis le balcon en bois d'une chambre d'hôtel tropicale, comme dans les hébergements de la côte d'Amed à Bali
Dès≈ 12 €/ nuit

Où dormir à Amed

Comparer les hébergements d'Amed, de Jemeluk à Lipah

Sur une côte étirée sur quinze kilomètres, le secteur pèse plus que l'établissement. Quatre filtres suffisent à éviter la mauvaise surprise.

Guesthouse 12 à 30 € · hôtel vue mer 35 à 80 € · resort 90 à 180 €
  • ✓Vérifier le secteur exact sur la carte, pas seulement la mention Amed dans le nom
  • ✓Chercher accès plage dans les avis : beaucoup d'hôtels sont en surplomb, avec un escalier raide
  • ✓Regarder si un centre de plongée est intégré, souvent moins cher qu'une réservation séparée
  • ✓Confirmer la présence d'un vrai groupe électrogène, les coupures sont fréquentes sur la côte est
Voir les hébergements

Recherche filtrée sur Amed

Y aller, circuler sur place et combien de nuits rester

Amed est loin de tout, et c'est le principal argument contre. La route de la côte est est belle mais sinueuse, et les temps de trajet annoncés par les applications sont systématiquement optimistes.

Depuis où vous venez

  • Aéroport de Denpasar. 2 h 45 à 3 h 30, environ 110 km. Un transfert privé coûte 500 000 à 700 000 IDR. Après un vol de nuit, mieux vaut dormir une nuit dans le sud avant d'attaquer la route.
  • Ubud. 2 h à 2 h 30 par Sidemen ou par Tirta Gangga. La deuxième option permet de caler une visite en route.
  • Lovina. 2 h 30 par la route côtière du nord, avec très peu de trafic et de belles vues sur la mer.
  • Padangbai. 1 h. C'est le port des fast boats vers les Gili et Lombok, ce qui fait d'Amed une bonne dernière étape balinaise.

Circuler sur place

  • Le scooter. 60 000 à 80 000 IDR la journée. C'est de loin le plus pratique sur une côte linéaire, mais la route grimpe sec entre les baies et se dégrade par endroits.
  • Grab et Gojek. Quasiment absents sur la côte est. Ne comptez pas dessus pour rentrer d'un dîner.
  • Le chauffeur à la journée. 600 000 à 800 000 IDR, la solution pour combiner Lempuyang et Tirta Gangga dans la même journée sans conduire.
  • À pied. Seulement à l'intérieur d'un secteur. D'une baie à l'autre, il faut compter des kilomètres de côte sans trottoir.

Enchaîner sur les Gili ou sur Lombok depuis Padangbai

Le port de Padangbai est à une heure au sud d'Amed, ce qui fait de la côte est une dernière étape balinaise logique avant de sauter sur l'île voisine. Une vingtaine de compagnies se partagent la rotation du matin, avec des horaires et des prix qui se recoupent mal d'un guichet à l'autre. Pour choisir entre Trawangan, Meno et Air avant de réserver, voyez notre guide des îles Gili.

Fast boats vers les Gili et Lombok depuis Padangbai

Une vingtaine de compagnies se partagent la rotation du matin depuis le port de Padangbai, à une heure au sud d'Amed.
Voir les horaires et les prix
ESSENTIEL

Combien de nuits

Deux nuits pour Jemeluk, l'épave de Banyuning et un lever de soleil. Trois à quatre si vous plongez en bouteille ou si vous ajoutez Lempuyang et Tirta Gangga. Au-delà, il faut aimer ne rien faire. Un aller-retour depuis le sud sur une seule journée n'a aucun sens : six heures de route pour deux heures dans l'eau.

Amed s'insère naturellement dans une boucle de l'est, entre Ubud et le nord. Nos itinéraires à Bali détaillent l'enchaînement sur une semaine et sur quinze jours.

Que voir autour d'Amed

L'est de Bali est la région la moins visitée de l'île, et Amed en est une base commode. Tout ce qui suit se fait à la demi-journée depuis la côte.

Portes fendues du temple de Lempuyang à contre-jour, avec la silhouette du mont Agung visible entre les deux battants, Bali

Le temple de Lempuyang

Les fameuses portes fendues avec l'Agung au milieu, celles de toutes les photos. Sachez avant de partir que le reflet dans l'eau n'existe pas : il est obtenu avec un miroir tenu sous l'objectif, et l'attente pour la photo dépasse souvent deux heures. Arrivez à l'ouverture.
Depuis Amed
À 45 min au sud
Vue aérienne des jardins en terrasses et du grand bassin du palais aquatique de Tirta Gangga, dans l'est de Bali

50 000 IDR

Le palais aquatique de Tirta Gangga

Les jardins d'eau du dernier roi de Karangasem : bassins à carpes, fontaines, jets et les célèbres pas japonais posés sur l'eau. La visite tient en une heure et l'entrée coûte 50 000 IDR. C'est l'arrêt évident sur la route entre Amed et l'intérieur.
Depuis Amed
À 35 min au sud-ouest
Cône du mont Agung se détachant au lever du soleil au-dessus des rizières et des palmiers de l'est de Bali

Le mont Agung

Le volcan qui domine toute la côte est, et celui qui a fabriqué le sable noir d'Amed lors de son éruption de 1963. On le grimpe de nuit avec un guide, ou on se contente de le regarder depuis la plage au lever du jour, ce qui reste le meilleur rapport effort sur plaisir.
Depuis Amed
1 h jusqu'au départ du trek
Le mont Agung au-dessus de la brume et des rizières de l'est de Bali au lever du jour

La vallée de Sidemen

Des rizières en terrasses au pied de l'Agung, sans un car de touristes, dans ce que beaucoup décrivent comme l'Ubud d'il y a trente ans. Une étape logique si vous redescendez d'Amed vers le sud plutôt que de remonter au nord.
Depuis Amed
À 1 h 30 à l'ouest
Dauphins nageant devant la proue d'un jukung au lever du soleil au large de la côte nord de Bali, à Lovina

Lovina et la côte nord

En continuant vers l'ouest le long de la mer, on rejoint le nord de l'île, ses dauphins au lever du jour et les sources chaudes de Banjar. La route longe la côte presque tout du long, avec très peu de trafic. C'est la suite logique d'un séjour à Amed.
Depuis Amed
À 2 h 30 par la route côtière
Fast boat traçant son sillage sur une mer plate en direction d'îles à l'horizon, comme sur la liaison Bali vers les Gili

Les îles Gili et Lombok

Depuis le port de Padangbai, à une heure au sud, les fast boats partent tous les matins vers Gili Trawangan, Gili Air et Lombok. Beaucoup de voyageurs finissent leur séjour balinais par Amed avant de sauter sur l'île voisine.
Depuis Amed
1 h de route puis 1 h 30 de bateau

Quand venir à Amed

La côte est de Bali est nettement plus sèche que le reste de l'île. Elle se trouve sous le vent des reliefs, ce qui lui vaut un paysage plus aride, des palmiers plutôt que des rizières, et des averses moins fréquentes qu'à Ubud à la même date.

La saison sèche, d'avril à octobre, reste la meilleure fenêtre : mer d'huile le matin, visibilité sous l'eau souvent au-delà de vingt mètres, ciel dégagé sur l'Agung au lever du jour. Juillet et août sont les mois les plus fréquentés, sans commune mesure avec la foule du sud.

De novembre à mars, les averses sont surtout des orages de fin d'après-midi, courts, et les matinées restent nageables. La visibilité baisse un ou deux jours après les grosses pluies, le temps que les ruissellements se dissipent. C'est la période où les hébergements sont les moins chers.

Le détail mois par mois se trouve sur nos pages quand partir à Bali et météo de Bali.

Le budget d'un séjour à Amed en 2026

Comptez 30 à 70 € par jour et par personne hébergement compris, et nettement plus si vous enchaînez les plongées bouteille. Les tarifs ci-dessous sont des fourchettes constatées sur la côte, à négocier comme partout ailleurs sur l'île.

Le budget d'un séjour à Amed en 2026
PostePrix indicatif 2026
Location masque, tuba et palmes30 000 à 50 000 IDR / jour (≈ 2 à 3 €)
Sortie snorkeling en jukung, 2 spots150 000 à 300 000 IDR (≈ 9 à 18 €)
Deux plongées guidées, équipement compris700 000 à 1 100 000 IDR (≈ 40 à 65 €)
Baptême de plongée700 000 à 900 000 IDR (≈ 42 à 55 €)
Formation Open Water en 3 jours4 500 000 à 6 000 000 IDR (≈ 270 à 360 €)
Scooter à la journée60 000 à 80 000 IDR (≈ 3,50 à 5 €)
Chauffeur à la journée600 000 à 800 000 IDR (≈ 36 à 48 €)
Transfert depuis l'aéroport de Denpasar500 000 à 700 000 IDR (≈ 30 à 42 €)
Repas dans un warung25 000 à 50 000 IDR (≈ 1,50 à 3 €)
Dîner de poisson grillé en bord de mer80 000 à 150 000 IDR (≈ 5 à 9 €)
Massage d'une heure80 000 à 150 000 IDR (≈ 5 à 9 €)
Nuit en guesthouse12 à 30 €
Nuit en hôtel avec vue sur mer35 à 80 €
Taxe touristique, une fois à l'arrivée à Bali150 000 IDR (≈ 9 €) par personne

Conversions calculées autour de 16 500 IDR pour 1 €. Le taux bouge, vérifiez-le avant de partir.

Amed : questions fréquentes

Est-ce qu'Amed vaut le coup à Bali ?
Oui si vous venez pour l'eau. Amed est le seul endroit de l'île où un récif corallien vivant commence à vingt mètres du bord, sans bateau ni niveau requis, et où une épave se visite en apnée. Non si vous cherchez du sable blanc, des restaurants ou une vie nocturne : les plages sont en galets noirs et tout ferme vers 22 h. Deux nuits suffisent pour un voyageur classique, quatre pour un plongeur.
Est-il possible de se baigner à Amed ?
Oui, partout et à toute heure. La côte est protégée de la houle de l'océan Indien par la masse de l'île : pas de rouleaux, pas de courant d'arrachement, pas de drapeau. L'eau reste autour de 28 degrés toute l'année et la mer est souvent lisse jusqu'en milieu de matinée. Le seul obstacle est le sol : on entre à l'eau sur des galets ronds et glissants, jamais sur du sable fin. Des chaussons changent tout.
Où faire du snorkeling à Amed ?
À Jemeluk en priorité : le jardin de corail y démarre sur deux à cinq mètres de fond, à une vingtaine de mètres du bord, avec un ensemble de statues immergées. Ensuite Banyuning pour l'épave japonaise, visible en apnée entre trois et douze mètres, et Lipah pour un récif très peu profond, adapté aux débutants. Amed Beach, au nord, est le secteur le plus banal sous l'eau.
L'épave de l'USAT Liberty est-elle à Amed ?
Non. La Liberty repose à Tulamben, une dizaine de kilomètres au nord d'Amed, soit vingt minutes de route. C'est un cargo américain de cent vingt mètres, torpillé en 1942 et basculé dans l'eau par l'éruption de l'Agung en 1963, accessible du bord entre cinq et trente mètres. Amed a sa propre épave, un petit navire japonais bien plus modeste posé à Banyuning, que l'on voit en surface. Tous les centres d'Amed proposent la sortie sur la Liberty, transfert compris. Le détail des deux sites est sur notre page plongée à Bali.
Que voir et faire autour d'Amed ?
Le temple de Lempuyang et ses portes fendues à 45 min, le palais aquatique de Tirta Gangga à 35 min, le trek de nuit sur le mont Agung, les rizières de Sidemen à 1 h 30, et l'épave de Tulamben à 20 min. En continuant vers l'ouest, la route côtière rejoint Lovina et le nord de l'île en 2 h 30.
Comment aller à Amed depuis l'aéroport de Bali ?
En voiture, par la côte est : 2 h 45 à 3 h 30 pour environ 110 km. Un transfert privé coûte 500 000 à 700 000 IDR, soit 30 à 42 €, et se réserve à l'avance ou se négocie à la sortie de l'aéroport de Denpasar. Il n'y a pas de transport public utile. Après un vol de nuit, il vaut mieux dormir une nuit dans le sud avant d'attaquer une route sinueuse.
Combien de nuits rester à Amed ?
Deux nuits pour un voyageur classique : de quoi faire Jemeluk, l'épave de Banyuning et un lever de soleil sur la mer. Trois à quatre si vous plongez en bouteille ou si vous ajoutez Lempuyang et Tirta Gangga. L'erreur à éviter est l'aller-retour à la journée depuis le sud : six heures de route pour deux heures dans l'eau.
Amed ou Lovina : que choisir ?
Amed pour l'eau : le récif est incomparablement meilleur et accessible depuis la plage. Lovina pour les dauphins au lever du jour, les sources chaudes de Banjar et un choix de restaurants plus large. Les deux se combinent très bien : 2 h 30 de route côtière séparent les deux villages, et l'enchaînement Amed puis Lovina est l'un des meilleurs circuits du nord de l'île.
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