La plongée à Bali tient sur trois zones : la côte nord-est avec l'épave de l'USAT Liberty à Tulamben et les jardins de corail d'Amed, les îles Nusa au sud-est pour les raies manta et le mola-mola, le nord-ouest avec les tombants de Menjangan. On plonge toute l'année, l'eau est à 27 ou 28 °C sauf à Penida, et une journée de deux plongées se négocie autour de cent euros. Le reste du guide sert à choisir votre spot selon votre niveau, parce que c'est exactement là que ça se joue.
| Meilleure saison | Avril à novembre, visibilité maximale de juillet à octobre, période du mola-mola |
|---|---|
| Température de l'eau | 27 à 29 °C partout, sauf à Nusa Penida où elle tombe entre 20 et 24 °C |
| Prix 2026 | Journée 2 plongées 90 à 120 €, baptême 70 à 95 €, Open Water dès 380 € |
| Le spot signature | L'épave de l'USAT Liberty, accessible à pied depuis la plage de Tulamben |
| Adresse | Tulamben, Karangasem, Bali |
Sommaire
Les 8 meilleurs spots de plongée à Bali
Les listes de spots ne servent à rien tant qu'on ne sait pas lesquels sont accessibles avec son niveau. Sélectionnez le vôtre et ce que vous voulez voir : les fiches qui vous concernent remontent, les autres s'effacent.
| Spot | Niveau requis | Profondeur | Au tuba |
|---|---|---|---|
| USAT Liberty, Tulamben | Aucun, même en baptême | 5 à 30 m | Oui, la partie haute dès 5 m |
| Manta Point, Nusa Penida | Baptême, avec le pied marin | 5 à 15 m | Oui, l'un des rares au monde |
| Crystal Bay, Nusa Penida | Niveau 1 confirmé | 10 à 30 m | En surface seulement |
| Île de Menjangan | Baptême à confirmé | 5 à 40 m | Excellent, dès 1 m |
| Amed et Jemeluk | Aucun, même en baptême | 3 à 25 m | L'un des meilleurs de Bali |
| Padang Bai, Blue Lagoon | Aucun, même en baptême | 5 à 20 m | Oui, un classique |
| Gili Tepekong et Mimpang | Confirmé, 30 plongées et plus | 10 à 40 m | Non, courants dangereux |
| Secret Bay, Gilimanuk | Niveau 1 confirmé | 1 à 10 m | Sans intérêt |
L'épave de l'USAT Liberty, à Tulamben
L'épave la plus facile d'accès au monde, à trente mètres du bord de plage, sans bateau ni courant la plupart du temps. Accessible dès le premier brevet et même en apnée pour sa partie haute. Le guide complet de ce spot signature suit plus bas dans cette page.
Manta Point, à Nusa Penida
Un plateau rocheux peu profond sur la côte sud de Penida, où les raies manta viennent toute l'année se faire déparasiter au-dessus des patates de corail, parfois à moins de deux mètres. Le site est peu profond donc accessible tôt dans un cursus, mais la houle et le clapot rendent la mise à l'eau et la remontée physiques : le mal de mer y fait plus de dégâts que la plongée elle-même. C'est aussi l'un des rares endroits au monde où l'on croise des mantas avec un simple masque.
Crystal Bay, à Nusa Penida
Une baie de sable blanc qui cache un tombant balayé par un courant descendant. C'est là que remonte l'eau froide qui attire le poisson-lune, ou mola-mola, entre juillet et octobre. La thermocline surprend tout le monde : on passe de 27 °C en surface à 20 °C, parfois moins, en franchissant une couche à quelques mètres. Le courant vertical impose une vraie maîtrise du gilet, et les centres sérieux refusent les plongeurs fraîchement brevetés en pleine saison. Au tuba, on reste en surface dans la baie, le mola demeure profond et ne se voit pas.
L'île de Menjangan
Une île inhabitée du parc national de Bali Barat, à vingt minutes de bateau de Labuhan Lalang. Ses murs coralliens tombent à la verticale dès le bord, la visibilité dépasse souvent trente mètres et le courant reste faible : c'est la plongée la plus reposante de l'île, et la seule où le corail est resté vraiment intact. Le prix à payer, trois heures de route depuis le sud, ce qui impose de dormir sur place à Pemuteran. Au tuba, le récif démarre à un mètre de profondeur avant de plonger dans le bleu.
Amed et Jemeluk
La baie de Jemeluk descend en pente douce sur un jardin de corail dur, avec des poissons de récif en pagaille et zéro difficulté technique. Un peu plus loin, à Banyuning, une petite épave japonaise repose entre 3 et 12 m et se fait au tuba comme en bouteille. Amed est le village où l'on pose son sac pour une semaine de plongée sans jamais monter dans une voiture, entre deux sorties sur les jukung à balancier. Le détail de la baie suit plus bas dans la section snorkeling.
Padang Bai et Blue Lagoon
Blue Lagoon est une crique abritée à cinq minutes de bateau du port, avec un fond de sable, du corail et une quantité de vie improbable pour un site aussi facile, poissons-crocodiles, seiches, raies pastenagues, tortues. Les centres du sud y emmènent leurs baptêmes et leurs premières plongées de formation. Juste à côté, les îlots de Tepekong et Mimpang sont l'exact opposé, réservés aux plongeurs confirmés.
Gili Tepekong et Mimpang
Trois cailloux posés dans le détroit de Lombok, là où passe le courant qui relie le Pacifique à l'océan Indien. Le Canyon de Tepekong a une réputation méritée : descendantes, remontées d'eau froide, visibilité qui change en deux minutes. En échange, on y croise des requins de récif, des mola-mola en saison et une densité de poissons qu'on ne voit nulle part ailleurs sur l'île. Rien à faire ici avant une trentaine de plongées, et les courants rendent la surface dangereuse pour un nageur sans palanquée.
Secret Bay, à Gilimanuk
Une baie peu profonde, trouble, à l'extrême ouest de l'île, en face de Java. Rien à voir de loin, tout à voir de près : hippocampes pygmées, poissons-grenouilles, nudibranches, poissons-fantômes. Les photographes macro y passent leurs journées à trois mètres de fond, immobiles. L'eau y descend à 22 °C et la visibilité dépasse rarement dix mètres, ce qui en fait le site le plus ingrat de Bali pour qui n'aime pas les petites bêtes, et un site sans intérêt au tuba.
Sans expérience, visez les sites accessibles depuis la plage, Tulamben et Amed : pas de bateau, pas de houle, pas de stress de mise à l'eau pour un premier souffle sous l'eau. Après un baptême, les sites peu profonds et abrités restent la bonne zone, Manta Point étant l'exception qui vaut le détour à condition d'avoir le pied marin. Avec un Open Water en poche, presque tout Bali s'ouvre, sauf les sites à courant du détroit de Lombok, et Crystal Bay reste à négocier avec le centre selon la saison. Pour les plongeurs confirmés, les sites intéressants sont ceux que les autres évitent, Tepekong, Mimpang, les tombants profonds de Menjangan et les fonds de sable de Secret Bay.
L'épave de l'USAT Liberty, le spot qui fait venir les plongeurs
Un cargo américain torpillé par un sous-marin japonais en janvier 1942, remorqué jusqu'à la plage de Tulamben où il a été échoué, puis basculé dans l'eau par les secousses de l'éruption de l'Agung en 1963. Depuis, la coque de cent vingt mètres repose sur un talus de galets noirs, parallèle au rivage, entre 5 et 30 m de fond.
Ce qui change tout ici, c'est l'accès. Vous enfilez votre équipement sur la plage, vous marchez trente mètres sur les galets, et l'épave commence. Pas de bateau, pas de mise à l'eau acrobatique, pas de courant la plupart du temps. Un plongeur qui vient de passer son premier brevet peut la faire dans la matinée, un apnéiste peut en voir la partie haute.

La structure est aujourd'hui entièrement colonisée : gorgones géantes, coraux mous, banc de carangues qui tourne en permanence au-dessus de la poupe, barracudas, poissons-perroquets à bosse au petit matin. Le meilleur créneau se situe avant 8 h, quand les bus de plongeurs venus du sud ne sont pas encore arrivés et que la lumière traverse encore l'eau.

Un détail qui change la journée : les porteuses de Tulamben. Ce sont des femmes du village qui transportent les blocs sur la tête jusqu'à l'eau, un système mis en place pour redistribuer les revenus de la plongée dans le village. Prévoyez de quoi les remercier en espèces.
Snorkeling à Bali : où mettre un masque sans bouteille
Bali a une réputation de destination de plongée, beaucoup moins de destination de snorkeling, et c'est une erreur. Une partie des plus beaux sites commence à un mètre sous la surface, et les quatre endroits qui suivent se font en masque et tuba, sans certification.
Jemeluk, à Amed, reste le meilleur rapport effort/résultat de l'île : le jardin de corail démarre à quelques brasses de la plage de galets, avec des poissons de récif en quantité et aucun courant dans la baie. Une petite épave japonaise repose à Banyuning entre 3 et 12 m, la superstructure se voit très bien en surface.

Blue Lagoon, à Padang Bai, se fait en demi-journée depuis le port : fond de sable, tortues, seiches, et un accès en cinq minutes de bateau. C'est la sortie familiale par défaut de la côte est.
Menjangan demande de dormir à Pemuteran mais offre la meilleure eau de Bali, avec des tombants qui démarrent au ras de la surface. Manta Point, à Nusa Penida, est l'endroit rare où l'on croise des raies manta avec un simple tuba, à condition de supporter le clapot. Nos guides de Manta Point et de Nusa Lembongan détaillent les sorties depuis chaque port.

Deux réflexes qui changent tout : emportez votre propre masque, ceux prêtés à bord fuient une fois sur deux, et mettez un lycra plutôt que de la crème solaire. Les crèmes classiques blanchissent le corail, plusieurs sites du parc national les refusent déjà.
Prix de la plongée à Bali en 2026
Les tarifs varient surtout selon la distance du site et le nombre de plongeurs par guide. Voici les ordres de grandeur constatés dans les centres établis, transfert depuis votre hôtel compris sauf mention contraire.
| Prestation | Durée | Prix indicatif | À savoir |
|---|---|---|---|
| Baptême de plongée | Demi-journée, 1 immersion | 70 à 95 € | Encadrement individuel, souvent à Blue Lagoon ou Tulamben |
| Journée 2 plongées, côte est | Journée, transfert compris | 90 à 120 € | Tulamben, Amed, Padang Bai, depuis Sanur ou depuis le nord-est |
| Journée 2 à 3 plongées, Nusa Penida | Journée en bateau rapide | 120 à 170 € | Départ de Sanur, mantas et Crystal Bay, supplément carburant fréquent |
| Journée à Menjangan | Journée, 2 plongées | 110 à 150 € | Entrée du parc national de Bali Barat en supplément |
| Open Water PADI ou SSI | 3 à 4 jours | 380 à 480 € | Manuel et certification inclus chez les centres sérieux, à vérifier |
| Advanced Open Water | 2 jours, 5 plongées | 300 à 380 € | Souvent couplé à une plongée profonde à Tulamben |
| Sortie snorkeling en bateau | Demi-journée à journée | 25 à 55 € | Nusa Penida, Blue Lagoon, Menjangan, matériel prêté |
Trois postes passent souvent à la trappe au moment de comparer : l'entrée du parc national pour Menjangan, la location d'une combinaison plus épaisse pour Penida, et le supplément appliqué quand vous êtes seul à réserver une sortie qui part normalement à quatre. Demandez un prix tout compris par écrit, en roupies, avant de verser un acompte.

Journées de plongée et sorties snorkeling à Bali, encadrement inclus
- Baptêmes, journées 2 plongées et sorties tuba sur les mêmes spots
- Transfert depuis Sanur, Ubud, Seminyak ou Canggu selon la formule
- Matériel fourni, guide anglophone et souvent francophone
4,9(254 avis)
dès 115 € / pers.
Voir prix & disposQuand plonger à Bali
On plonge à Bali les douze mois de l'année, aucun centre ne ferme. Ce qui change, c'est la visibilité et ce que vous croisez. La saison sèche, d'avril à novembre, donne les meilleures conditions : mer plus calme, eau plus claire, sorties bateau rarement annulées.
De juillet à octobre, une remontée d'eau froide traverse le détroit de Lombok et amène le mola-mola, ce poisson-lune de deux mètres qui monte se faire nettoyer sur les tombants de Crystal Bay et de Tepekong. C'est le seul endroit au monde où on le voit aussi régulièrement en plongée loisir. Contrepartie : l'eau descend à 20 °C, parfois moins. Combinaison 5 mm obligatoire, cagoule bienvenue.

Les raies manta de Manta Point passent toute l'année, avec une fréquentation qui ne dépend pas de la saison mais de l'état de la mer : quand la houle du sud rentre, les bateaux n'y vont pas. Avril et mai combinent bien mer calme et bonne visibilité.
Pendant la saison des pluies, de décembre à mars, la plongée reste tout à fait possible sur la côte est, protégée de la houle. La visibilité baisse après les gros orages, surtout près des embouchures, mais Tulamben et Amed encaissent bien. Notre page quand partir à Bali détaille la météo mois par mois.

Choisir son centre de plongée
Bali compte plusieurs centaines de centres, du club familial de Tulamben à la structure qui traite cent plongeurs par jour depuis Sanur. La certification affichée en vitrine, PADI ou SSI, ne dit rien du niveau d'encadrement : ce sont des labels de formation, pas des labels de qualité.
Trois questions suffisent à faire le tri. Combien de plongeurs par guide dans l'eau, quatre étant le maximum raisonnable. Y a-t-il de l'oxygène et une trousse de secours à bord, question qui fait toujours réagir un centre sérieux. Quel âge a le matériel de location, et peut-on voir les détendeurs avant de payer.

Les centres francophones sont concentrés à Sanur, Amed et Tulamben. Plonger dans sa langue change vraiment la donne pour un baptême ou une formation, beaucoup moins pour un plongeur autonome qui suivra de toute façon un guide sous l'eau.
Dernier point, sur les formations : un Open Water passé à Bali coûte deux fois moins cher qu'en France et se déroule en eau chaude, mais un cursus bouclé en trois jours sur des sites faciles ne vous rend pas autonome dans le froid et le courant. C'est un excellent premier brevet, pas un aboutissement.
Les 6 erreurs qui gâchent une semaine de plongée
- Choisir sur le prix seul. Un tarif nettement sous le marché se rattrape sur le ratio guide/plongeurs, l'entretien du matériel ou l'oxygène de secours à bord. C'est le seul poste où économiser trente euros n'a aucun sens.
- Réserver Penida pour sa deuxième plongée. Les courants et la houle du sud de Penida n'ont rien à voir avec la piscine de la formation. Faites une ou deux plongées de remise en route sur la côte est avant.
- Ne pas demander la taille du groupe. Au-delà de quatre plongeurs par guide, personne ne vous surveille vraiment et vous passez la plongée à chercher la palanquée. La question se pose avant de payer.
- Plonger le matin du vol retour. Il faut douze heures après une plongée simple et dix-huit heures après plusieurs plongées avant de prendre l'avion. Cette règle vide toujours la dernière journée de vacances.
- Enchaîner plongée et volcan. Monter à Kintamani ou au sommet du Batur le lendemain d'une plongée revient à prendre de l'altitude trop tôt. Le corps ne fait pas la différence entre un avion et une route de montagne.
- Compter sur son assurance carte bancaire. La plongée bouteille est exclue de la plupart des contrats de base. Vérifiez la mention avant de partir, la chambre de recompression la plus proche est à Sanur.
Où loger selon les spots que vous visez
Bali est petite sur une carte et immense en temps de trajet. Dormir au bon endroit vous fait gagner trois heures de route par jour, et c'est le vrai facteur de réussite d'une semaine de plongée.
Tulamben ou Amed
Pour l'épave et les jardins de corail. Le nord-est, à trois heures de l'aéroport. Des villages de plongeurs où tout se fait à pied, avec des plongées à la carte du matin au soir. Le meilleur choix pour une semaine centrée sur la plongée, et le pire pour qui veut aussi voir les rizières et les temples. Le détail des criques est sur notre guide d'Amed.
Sanur ou Nusa Lembongan
Pour les raies manta et le mola-mola. Sanur concentre les départs bateau vers Nusa Penida et garde un accès facile au sud de l'île. Dormir à Nusa Lembongan raccourcit encore la traversée et supprime la houle du petit matin.
Pemuteran
Pour Menjangan et le calme. Le nord-ouest, quatre heures de route depuis l'aéroport, et une station balnéaire minuscule tournée vers la conservation du récif. Les tombants de Menjangan et les structures Biorock sont à trente minutes de bateau, dans une eau qui ne bouge pas.
Sécurité : ce qu'il faut savoir avant de réserver
Bali n'est pas une destination dangereuse, mais elle a des sites qui pardonnent peu. Le détroit de Lombok, entre l'île et les Nusa, laisse passer un volume d'eau considérable entre le Pacifique et l'océan Indien. Les courants descendants de Crystal Bay et de Tepekong ont envoyé des plongeurs expérimentés bien plus bas que prévu. Sur ces sites, un guide qui annule est un bon guide.
La chambre de recompression la plus proche se trouve à Sanur. Depuis Tulamben, comptez deux à trois heures de route. C'est la raison pour laquelle l'oxygène à bord n'est pas un détail administratif.
Vérifiez que votre assurance couvre la plongée bouteille : la plupart des contrats de carte bancaire l'excluent, ou la limitent à vingt mètres avec encadrement. Notre page assurance voyage détaille ce qu'il faut regarder dans les exclusions.
Enfin, l'altitude après la plongée. Douze heures avant un vol pour une plongée simple, dix-huit pour plusieurs. La règle vaut aussi pour la route : Kintamani est à 1 500 m, et le lever de soleil au mont Batur se planifie avant les plongées, jamais le lendemain.
Voir aussi les plus belles plages de Bali.




