Le cône du mont Agung coiffé d'un nuage lenticulaire au crépuscule, est de Bali

Mis à jour en août 2026

Volcans de Bali : lesquels grimper vraiment

Six volcans, deux encore actifs, un seul accessible à qui ne randonne jamais. La difficulté réelle de chaque ascension, les prix 2026, les règles de sécurité et les points de vue qui ne demandent aucun effort.

Bali compte six volcans, mais deux seulement occupent les conversations : le Gunung Batur, 1 717 m, que l'on grimpe de nuit pour voir le soleil sortir de la mer de nuages, et le Gunung Agung, environ 3 000 m, sommet sacré de l'île et ascension de sportif. Les quatre autres, Batukaru, Abang, Catur et Merbuk, dorment depuis longtemps et n'entrent dans un itinéraire à Bali que si vous cherchez précisément le calme. Voici lequel choisir, combien ça coûte et ce qu'il faut vérifier avant de partir.

Deux volcans encore actifs

L'Agung et le Batur. Les quatre autres sommets de l'île sont endormis ou éteints depuis des millénaires.

Un seul se grimpe sans préparation

Le Batur, en deux heures de montée. L'Agung demande une vraie condition physique et une nuit blanche complète.

Jamais seul

Le guide local est imposé sur les deux volcans actifs. Ce n'est pas négociable et les contrôles existent.

De mai à septembre

La saison sèche donne les sommets dégagés. En janvier, vous montez trois heures pour voir du gris.

Sommaire

Les 6 volcans de Bali

L'île entière repose sur un alignement volcanique orienté est-ouest, dans la ceinture de feu du Pacifique. C'est cette géologie qui donne aux rizières leur sol noir et fertile, et aux plages du nord et de l'est leur sable sombre. Filtrez selon ce que vous cherchez, puis dépliez la fiche.

Les 6 volcans de Bali, altitude et statut
VolcanAltitudeStatutAccès
Gunung Agung≈ 3 000 mActifGrimpable, très difficile
Gunung Batur1 717 mActifGrimpable, accessible
Gunung Batukaru2 276 mEndormiGrimpable, difficile
Gunung Abang2 152 mÉteintGrimpable, modérée
Gunung Catur (Bratan)2 096 mÉteintSe contemple, en voiture
Gunung Merbuk≈ 1 386 mÉteintSe contemple, confidentiel

Gunung Agung et Gunung Batur, les deux volcans actifs

Le Gunung Batur, 1 717 m, se grimpe en deux heures sur un sentier de sable sans passage technique. Le Gunung Agung, environ 3 000 m, est le point culminant et le volcan sacré de l'île, une ascension de sportif réservée à une bonne condition physique. Le détail de chaque montée est plus bas dans ce guide, avec les guides complets du mont Batur et du mont Agung.

Gunung Batukaru, le sommet oublié dans la forêt

Deuxième sommet de l'île, le Batukaru dort depuis longtemps sous une forêt primaire humide, dans l'ouest, en régence de Tabanan. Pas de lever de soleil panoramique ici : le sentier grimpe pendant huit à dix heures aller-retour sous une canopée dense, souvent dans la boue, et le sommet reste le plus souvent bouché. On y va pour la forêt et le silence, pas pour la vue. Son temple, le Pura Luhur Batukaru, se visite lui sans effort.

Gunung Abang, le rempart discret de la caldeira

Sur le bord est de la caldeira du Batur, l'Abang, 2 152 m, est un morceau de l'ancien édifice qui a explosé pour former la caldeira. Le sentier part du village de Suter, traverse une forêt et de petits temples, et débouche en trois à quatre heures aller-retour sur une vue plongeante sur le lac Batur. C'est l'alternative de ceux qui veulent le même paysage que le Batur sans le convoi de lampes frontales.

Gunung Catur, le volcan devenu lacs

Le Catur, 2 096 m, a laissé une caldeira aujourd'hui noyée, occupée par les lacs de Bedugul, Bratan, Buyan et Tamblingan, la brume permanente et le temple Ulun Danu Beratan posé sur l'eau. On ne vient pas ici pour le sommet, éteint depuis longtemps, mais pour ce que l'effondrement a laissé. Comptez trois à quatre heures aller-retour pour qui veut tout de même en faire le tour, mais la zone se visite surtout en voiture, fraîche et verte, sans mettre une chaussure de rando.

Gunung Merbuk, le volcan que personne ne cite

Dans l'extrême ouest de Bali, en Jembrana, le Merbuk culmine à environ 1 386 m sans aucune infrastructure touristique ni trek organisé. Les quelques pistes servent surtout aux planteurs de girofle et de cacao. On le mentionne pour être complet : dans la pratique, il n'entre dans aucun itinéraire de voyage à Bali.

Batur ou Agung : lequel choisir ?

Presque tous les voyageurs se posent la question au moment de réserver, et la réponse ne tient pas au paysage : elle tient à votre condition physique et au temps que vous acceptez d'y laisser. Cochez ce qui vous concerne, le verdict se recalcule.

Batur ou Agung, avantage par critère
CritèreAvantage
Marcher peu, sans entraînementBatur
Le lever de soleil au-dessus des nuagesMatch nul
Éviter la fouleAgung
Y aller en familleBatur
Dépenser le moins possibleBatur
Ne pas perdre sa journéeBatur
Comprendre le Bali sacréAgung
Ramener de belles photosBatur

Effort, budget et temps perdu

Le Batur se monte en deux heures régulières sur du sable volcanique, à la portée de milliers de gens sans entraînement, en baskets. L'Agung demande six à dix heures avec des passages de rocher à quatre pattes dans le noir, où une mauvaise condition physique se paie très cher à mi-parcours. Côté budget, une excursion Batur avec transfert depuis Ubud reste dans le prix d'une sortie à la journée classique, alors que le guide privé quasi imposé et le transfert nocturne font facilement doubler la facture sur l'Agung. Le Batur libère aussi la journée : retour à Ubud vers 10 h ou 11 h, avec une bonne sieste possible l'après-midi. Sur l'Agung, le départ se fait vers 22 h ou minuit, le retour en milieu de journée, et la journée suivante est cuite. Mieux vaut prévoir deux jours dans son planning.

Foule et sorties en famille

Plusieurs centaines de personnes se croisent sur la crête du Batur certains matins de haute saison, le sentier ressemblant à une procession de frontales. Sur l'Agung, la difficulté fait le tri toute seule : on y croise quelques cordées, parfois personne. Le Batur reste faisable en famille à partir de 8-10 ans si l'enfant marche bien, à condition d'accepter le réveil à 2 h du matin. L'Agung, lui, est hors de question avec des mineurs, et les agences sérieuses les refusent.

Spiritualité et photographies

L'Agung est le pivot de la cosmologie balinaise : toutes les maisons de l'île sont orientées par rapport à lui, et le temple de Besakih est accroché à ses pentes. Le lac Batur alimente lui aussi les rizières de la moitié de l'île et son temple compte, mais la dimension sacrée s'efface derrière le tourisme. Pour les photos, le Batur l'emporte : le cône, le lac, les coulées de lave noire et la mer de nuages tiennent dans le même cadre. La vue depuis l'Agung est immense mais plus abstraite, et les meilleures photos du sommet sacré se prennent en réalité d'en bas.

Le lever de soleil, un match nul

Sur le Batur, le soleil sort derrière l'Agung et, par temps clair, derrière le Rinjani de Lombok, avec la mer de nuages qui tombe dans la caldeira. Depuis l'Agung, vous êtes au point le plus haut de l'île, avec l'ombre du volcan projetée sur la mer de nuages : le spectacle change de registre sans être meilleur ou moins bon.

Dans le doute, commencez par le Batur : c'est le meilleur test. Si la montée vous a paru facile et que la nuit blanche est passée, l'Agung devient jouable plus tard dans le séjour. L'inverse ne marche pas.

Le mont Batur, le volcan que tout le monde grimpe

Le Batur tient dans une caldeira de treize kilomètres de large, creusée par des effondrements successifs il y a des dizaines de milliers d'années. Au fond, un lac en croissant, un cône toujours actif et de longues coulées de lave noire figées, souvenirs des éruptions du XXe siècle qui ont détruit puis déplacé le village de Batur.

C'est le seul volcan de l'île accessible sans entraînement : environ deux heures de montée de nuit, aucun passage technique, et un départ vers 2 h du matin depuis Ubud. Horaires, difficulté réelle, tarifs du guide obligatoire et formules à réserver sont détaillés dans notre guide de l'ascension du mont Batur au lever du soleil.

Randonneurs au sommet du mont Batur au lever du soleil, avec le lac et le mont Abang en arrière-plan, Bali
Le cône du mont Batur émergeant de la brume au-dessus du lac, au lever du jour, Bali

Le trek du Batur au départ de votre hôtel

5 à 10 hAnnulation gratuite
  • Ramassage à Ubud vers 2 h du matin, retour en fin de matinée
  • Guide local agréé, frontale fournie, petit-déjeuner au sommet
  • Option jeep pour ceux qui ne veulent pas marcher

4,8(11 607 avis)

dès 21 € / pers.

Voir prix & dispos

Le mont Agung, le sommet sacré

L'Agung est le point culminant de Bali, et l'axe autour duquel l'île entière s'organise. Les temples lui font face, les maisons traditionnelles s'orientent par rapport à lui, et les Balinais désignent les directions par kaja, vers la montagne, et kelod, vers la mer. Le temple de Besakih, le plus sacré de l'île, est accroché à ses pentes.

Les cartes anciennes lui donnent 3 142 m. L'éruption de 1963, qui a fait plus d'un millier de morts, a raboté le sommet et les relevés récents tournent autour de 3 000 m. Le volcan s'est réveillé de nouveau fin 2017, provoquant des évacuations massives et plusieurs fermetures de l'aéroport de Denpasar, avant de se calmer.

Deux itinéraires principaux mènent en haut. Celui du temple Pasar Agung, côté Selat, atteint le bord du cratère en trois à quatre heures de montée. Celui de Besakih monte au vrai sommet en six à sept heures, avec des passages de rocher. Dans les deux cas, départ en pleine nuit et guide obligatoire.

Guide complet sur notre page ascension du mont Agung.

Vue aérienne du mont Agung dominant les villages et les forêts de l'est de Bali
Les meru étagés du temple de Besakih sur les flancs du mont Agung, Bali

Sécurité : ce qui se vérifie avant de partir

L'Indonésie surveille ses volcans en continu et publie un niveau d'alerte à quatre échelons, de Normal à Awas. Le service géologique met ces bulletins à jour en ligne, volcan par volcan. Quand un sommet passe au-dessus du premier niveau, un périmètre d'exclusion est tracé autour du cratère et les treks sont suspendus. C'est la seule information qui compte, et elle change plus vite qu'un article de blog : les agences sérieuses annulent d'elles-mêmes.

Deuxième règle, moins connue des voyageurs : on ne grimpe pas seul. Le guide local est imposé sur le Batur comme sur l'Agung, par des associations qui contrôlent les accès aux sentiers. Des randonneurs partis en solo ont été verbalisés, et des voyageurs ont été expulsés du pays pour avoir escaladé des sommets considérés comme sacrés en s'y comportant mal. Ce ne sont pas des montagnes comme les autres.

Troisième point, celui qu'on découvre trop tard : la plupart des contrats d'assurance de base excluent la randonnée en altitude ou l'approche d'un volcan actif. Vérifiez la clause avant de réserver, notre comparatif assurance voyage pour Bali détaille ce que couvrent réellement les formules.

Les 4 niveaux d'alerte volcanique
NiveauSignification
Niveau I, NormalActivité de fond. Les treks se déroulent normalement.
Niveau II, WaspadaSignes de réveil. Zone interdite autour du cratère, sommet souvent fermé.
Niveau III, SiagaÉruption probable. Périmètre élargi, tous les treks sont suspendus.
Niveau IV, AwasÉruption en cours ou imminente. Évacuations, trafic aérien parfois interrompu.

Une éruption ne rend pas Bali dangereuse dans son ensemble : le sud de l'île continue de vivre normalement pendant qu'un périmètre de quelques kilomètres est évacué. Le vrai risque pour un voyageur reste le vol annulé à cause du nuage de cendres.

Prix des treks et choix de l'agence

Les tarifs varient surtout selon le point de départ et la taille du groupe. Voici les ordres de grandeur constatés en 2026, pour deux personnes, transfert inclus quand c'est précisé.

Prix des treks sur les volcans de Bali
FormulePrix indicatifCe qui est inclusDurée
Batur, trek au lever du soleil35 à 60 € par personneGuide, frontale, transfert depuis Ubud, petit-déjeuner au sommet2 h 30 de marche, retour vers 10 h
Batur, guide seul sur place20 à 35 € par personneGuide uniquement, vous gérez le transfert et l'hébergement à Kintamani2 h 30 de marche
Batur en jeep 4x440 à 70 € par personneJeep jusqu'aux points de vue, aucune marche significative3 h sur place
Agung, sentier de Pasar Agung60 à 110 € par personneGuide privé, transfert nocturne, ravitaillement7 h à 9 h aller-retour
Agung, sommet par Besakih90 à 150 € par personneGuide privé, transfert, souvent une nuit sur place avant10 h à 12 h aller-retour
Abang ou Batukaru40 à 80 € par personneGuide local, transfert selon l'agence4 h à 10 h selon le sommet
À NOTER

Ce qui coince avec les guides du Batur

  • Le guide est imposé par une association locale qui contrôle les accès au sentier. Vous ne choisissez pas librement votre accompagnateur et les tarifs sont alignés entre eux.
  • Négocier sur place à 3 h du matin est le pire moment pour discuter un prix. Réservez avant, avec un tarif écrit.
  • Vérifiez le ratio guide/marcheurs : certaines formules à bas prix regroupent quinze personnes derrière un seul accompagnateur.
  • Le petit-déjeuner au sommet est parfois facturé en supplément une fois là-haut. Demandez ce qui est inclus avant de payer.
  • La même mécanique existe à Besakih avec le « guide obligatoire » : nous la détaillons dans notre guide du temple de Besakih.

Voir les volcans sans les grimper

C'est l'option que la moitié des voyageurs devrait choisir et que personne ne leur propose. Les plus beaux panoramas sur le Batur et l'Agung s'atteignent en voiture, sans ticket, sans guide et sans réveil à 2 h du matin.

Penelokan, Kintamani

Batur et son lac. Le belvédère historique, sur la route de crête. On se gare, on descend de voiture et le cône, la coulée de lave noire et le lac sont là, d'un seul tenant. Les restaurants buffet du bord de route servent surtout la vue.

Le village de Pinggan

Batur au lever du jour. Vingt minutes plus loin sur la crête, un village qui domine la mer de nuages. On y arrive vers 5 h 30 en scooter, sans guide, sans ticket et sans marcher. C'est le meilleur rapport effort-paysage de l'île.

Les rizières de Sidemen

Agung en toile de fond. Dans l'est, une vallée agricole où le volcan ferme l'horizon au-dessus des terrasses. Le matin avant que les nuages ne montent, c'est la carte postale de l'Agung.

Le temple de Besakih

Agung, à ses pieds. Le temple mère est accroché aux pentes du volcan à un millier de mètres. Vous ne verrez pas le sommet depuis l'intérieur du complexe, mais la montée y accède au paysage volcanique complet.

La plage d'Amed

Agung depuis la mer. Sable noir volcanique et cône qui se découpe derrière les jukung. En fin de journée, c'est la vue la plus reposante sur l'Agung, un verre à la main.

La route de Bedugul

Caldeira de Bratan. Les lacs Bratan, Buyan et Tamblingan occupent l'ancienne caldeira. On traverse en voiture, on s'arrête au temple sur l'eau, il fait quinze degrés de moins que sur la côte.

Les sources chaudes du lac Batur

Au pied du volcan, à Toya Bungkah, l'eau sort du sol à une quarantaine de degrés et alimente des bassins face au lac. C'est la fin de matinée logique après le trek, et une sortie qui se suffit à elle-même si vous ne montez pas : quelques euros l'entrée, des transats, et le cône du Batur en face. La plupart des excursions du lever de soleil proposent l'arrêt en option.

Pour enchaîner sur la journée, notre guide de Kintamani détaille le lac, Trunyan et les cafés avec vue. La région se combine bien avec les cascades du centre de l'île ou les rizières en terrasses au retour vers Ubud.

Lever de soleil rose sur le lac Batur et le mont Abang depuis les hauteurs de Kintamani, Bali

Quand y aller et comment s'y rendre

La bonne saison

De mai à septembre, la saison sèche dégage les sommets et les sentiers restent praticables. De décembre à février, la pluie transforme le sable volcanique en boue et les nuages bouchent la vue à l'heure du lever de soleil : beaucoup de treks partent quand même, pour rien. Juillet et août offrent les ciels les plus nets, avec un vent froid au sommet que l'on sous-estime toujours.

Le détail mois par mois est dans notre guide quand partir à Bali.

Y aller par ses propres moyens

Kintamani est à environ 1 h 30 d'Ubud, 2 h 30 du sud. En scooter, la route de crête est belle mais le retour de nuit après une nuit blanche est une mauvaise idée. Un chauffeur à la journée revient à 40-60 € pour tout le véhicule, ce qui devient intéressant à trois ou quatre, et il vous attend pendant que vous montez.

Location, applis, permis international : tout est détaillé dans notre guide se déplacer à Bali.

BON À SAVOIR

Ce qu'on emporte, et qu'on oublie systématiquement

  • Une polaire ou un coupe-vent. Il fait 8 à 12 °C au sommet du Batur avant le lever du jour, et vous arrivez trempé de sueur.
  • Des chaussures fermées à semelle crantée. Le sable volcanique glisse à la descente, les tongs sont une garantie de chute.
  • De l'eau et un en-cas. Un litre et demi par personne minimum, davantage sur l'Agung.
  • Des roupies en espèces. Entrées, parking et pourboire du guide ne se paient pas par carte à 3 h du matin.
  • Une frontale personnelle. Celles que prêtent les agences sont souvent à bout de batterie.
La caldeira du mont Batur, sa coulée de lave noire figée et le lac, vus depuis la route de Kintamani, Bali

Et les volcans des îles voisines ?

Deux sommets reviennent dans les conversations à Bali sans être balinais. Le Kawah Ijen, à Java, se visite de nuit pour ses flammes bleues et son lac d'acide turquoise : on part de l'ouest de Bali par le ferry de Gilimanuk, en excursion de deux jours, ou en trois jours avec le lever de soleil du Bromo : tout est détaillé dans notre guide Bromo et Ijen depuis Bali. Le Rinjani, à Lombok, culmine à 3 726 m et se grimpe en deux ou trois jours de bivouac. Ce sont de vraies expéditions, à ne pas glisser au milieu d'un séjour balnéaire.

Le cratère du mont Rinjani et son lac Segara Anak turquoise, sur l'île de Lombok

Volcans de Bali : questions fréquentes

Comment s'appelle le volcan à Bali ?
Il y en a deux qui comptent. Le Gunung Agung, environ 3 000 m, est le point culminant et le volcan sacré de l'île. Le Gunung Batur, 1 717 m, est le plus actif et le plus grimpé. Quatre autres sommets d'origine volcanique complètent la liste : Batukaru, Abang, Catur et Merbuk.
Quel est le plus gros volcan de Bali ?
Le mont Agung, dans l'est de l'île. Les cartes anciennes lui donnent 3 142 m, mais l'éruption de 1963 a emporté une partie du sommet et les relevés récents tournent autour de 3 000 m. C'est aussi le plus dangereux de Bali : cette éruption a fait plus d'un millier de morts.
Combien de volcans y a-t-il à Bali ?
Six édifices volcaniques sont recensés sur l'île : Agung, Batukaru, Abang, Catur, Batur et Merbuk. Deux seulement sont considérés comme actifs, l'Agung et le Batur. Les autres dorment depuis des milliers d'années, et le Catur a laissé la caldeira aujourd'hui occupée par les lacs de Bedugul.
Le mont Batur est-il difficile à grimper ?
Non pour une personne en bonne santé habituée à marcher. Comptez 2 h à 2 h 30 de montée et environ 700 m de dénivelé sur un sentier de sable volcanique, sans passage technique. Les deux vraies difficultés sont ailleurs : le réveil à 2 h du matin et la descente, glissante, où se produisent la plupart des entorses.
Peut-on grimper un volcan seul à Bali ?
Non. Le guide local est imposé sur le Batur comme sur l'Agung par les associations qui contrôlent les sentiers, et des randonneurs partis en solo ont été verbalisés. Ces sommets sont sacrés pour les Balinais : des voyageurs ont même été expulsés du pays après s'y être comportés de façon irrespectueuse.
Est-il prudent d'aller à Bali avec ses volcans actifs ?
Oui, à condition de vérifier le niveau d'alerte publié par le service géologique indonésien avant de réserver un trek. Même pendant une éruption, seul un périmètre de quelques kilomètres est évacué et le reste de l'île fonctionne normalement. Le risque concret pour un voyageur, c'est le vol retardé ou annulé par le nuage de cendres.
Quel est le volcan le plus dangereux d'Indonésie ?
À l'échelle du pays, le Merapi de Java est le plus surveillé : il entre en éruption tous les deux à trois ans au-dessus d'une zone très peuplée. À Bali, c'est l'Agung, dont l'éruption de 1963 reste l'une des catastrophes volcaniques les plus meurtrières du XXe siècle en Indonésie.
Peut-on voir les volcans de Bali sans faire de randonnée ?
Oui, et c'est souvent le meilleur choix. Le belvédère de Penelokan et le village de Pinggan, à Kintamani, donnent sur le Batur et son lac sans marcher. Pour l'Agung, les rizières de Sidemen et la plage d'Amed offrent les plus belles perspectives. Tout est accessible en voiture ou en scooter.
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