Vue aérienne de la côte de Mandalika et des collines du sud de Lombok, en Indonésie
Guide destination 2026

Mis à jour en août 2026

Lombok en Indonésie : que faire et comment y aller

L'île d'à côté, à une heure et demie de bateau de Bali, avec les Gili, un volcan de 3 726 mètres et des baies de surf encore vides. Le trajet réel, les incontournables, combien de jours prévoir et ce que ça coûte en 2026.

Lombok est la grande voisine de Bali, à trente-cinq kilomètres à l'est, dans la province indonésienne des petites îles de la Sonde occidentales. On y vient pour les îles Gili et leurs tortues, pour le trek du mont Rinjani et pour les baies de surf du sud, le reste de l'île étant plus rural et bien moins équipé que Bali. La traversée prend une heure et demie en fast boat, et c'est la partie que personne ne vous explique correctement.

Essentiel

Lombok en 30 secondes

À l'est de Bali, province de Nusa Tenggara occidental · 4 700 km², environ 3,9 millions d'habitants

Y aller

Fast boat depuis Padangbai, 1 h 15 à 1 h 45 · ou 40 min de vol vers Praya

Combien de temps

2 nuits pour les Gili seules · une semaine avec le Rinjani et le sud

Quand

Saison sèche avril à octobre · Rinjani fermé de janvier à mars

Circuler

Scooter ou chauffeur à la journée · aucun véhicule à moteur sur les Gili, ni Grab ni Gojek hors des villes

Budget

Guesthouse dès 15 € · comptez 20 à 30 % de moins qu'à Bali, sauf sur les Gili

Lombok, Nusa Tenggara occidental, IndonésieVoir sur Google Maps

Lombok vaut-il le détour depuis Bali ?

La réponse dépend surtout du temps dont vous disposez et de ce que vous êtes venu chercher. Voici les deux cas de figure, sans détour.

Oui, si

Vous avez au moins trois jours pleins à y consacrer, transferts compris, et vous venez pour du snorkeling accessible depuis la plage. Les herbiers à tortues des Gili n'ont aucun équivalent à Bali, où il faut systématiquement prendre un bateau pour voir quelque chose, comme le détaille notre guide plongée et snorkeling.

Le trek du Rinjani vous tente aussi, et c'est la seule raison de venir qui ne se remplace par rien d'autre : aucun des volcans de Bali ne demande de bivouac. Enfin, Bali vous a paru trop dense et vous cherchez des routes vides et des plages sans transats.

Non, si

Vous avez moins de dix jours en tout en Indonésie. Bali seule vous occupera largement, et Nusa Penida offre des paysages spectaculaires à quarante minutes de bateau. Même chose si vous voyagez avec de jeunes enfants : la traversée secoue, les hôpitaux sont loin et il n'y a pas de médecin sur les Gili.

Vous venez pour les temples et les rizières en terrasses : cette culture-là est balinaise, pas sasak, et elle se trouve du côté des temples de Bali et de Jatiluwih. Dernier cas : vous êtes sur place entre janvier et mars, avec mer agitée, annulations fréquentes et Rinjani fermé.

BON À SAVOIR

Le raccourci que beaucoup cherchent

Si vous hésitez uniquement pour le snorkeling et une île tranquille, comparez d'abord avec Nusa Lembongan, à trente minutes de Sanur. Lombok se justifie quand vous voulez le volcan, les Gili ou le sud, pas quand vous voulez juste une île.

Comment aller de Bali à Lombok

Trois moyens existent, et le bon dépend uniquement de l'endroit de Lombok où vous allez. Prendre le fast boat pour rejoindre le sud de l'île, ou l'avion pour rejoindre les Gili, sont les deux erreurs les plus coûteuses en temps.

Où allez-vous exactement ?

Gili Trawangan

La plus grande et la plus animée des trois Gili

Le bon choix

Le fast boat depuis Padangbai, sans hésiter. C'est le trajet le plus court de tous, la plupart des rotations desservent Trawangan en direct, et prendre l'avion vous ferait faire le tour de Lombok par la route pour rien.

Fast boatPadangbai (est de Bali)Recommandé
Durée
1 h 15 à 1 h 45
Prix indicatif
≈ 25 à 45 € l'aller
Fréquence
Plusieurs départs le matin

Le bras de mer le plus étroit entre les deux îles. Padangbai est à 1 h 30 de route de Sanur et à 2 h 15 de Canggu : la navette terrestre est presque toujours incluse dans le billet, mais elle part très tôt.

Fast boatAmed (nord-est de Bali)
Durée
45 min à 1 h 15
Prix indicatif
≈ 25 à 40 € l'aller
Fréquence
1 à 2 départs par jour

La traversée la plus courte et la plus calme, parce qu'on part déjà à mi-chemin. Elle n'a de sens que si vous dormez dans le nord-est de Bali, sinon la route pour rejoindre Amed annule le gain.

Fast boatSerangan ou Sanur (sud de Bali)
Durée
2 h à 2 h 45
Prix indicatif
≈ 30 à 50 € l'aller
Fréquence
1 à 2 départs le matin

On embarque à vingt minutes de l'aéroport, sans navette à l'aube. En échange, la traversée dure une heure de plus en pleine mer et c'est celle qui secoue le plus quand la houle se lève.

Prix indicatifs 2026, du guichet au guichet. Ils varient du simple au double selon la compagnie, la saison et le délai de réservation, et l'aller-retour est presque toujours moins cher que deux allers simples.

Ce qu'il faut savoir avant de réserver

Les fast boats sont des vedettes de quarante à cent places qui traversent le détroit de Lombok, l'un des bras de mer les plus profonds de l'archipel. La mer y lève vite : de décembre à février, les rotations sont régulièrement annulées le matin même, et l'annulation se joue au niveau du capitaine, pas de la compagnie. Si vous avez un vol international derrière, revenez sur Bali la veille.

Le prix affiché n'inclut pas toujours la même chose : certaines compagnies comptent la navette terrestre depuis votre hôtel, d'autres la facturent en supplément. Le départ étant vers 8 h, la prise en charge à Canggu ou Seminyak tombe entre 5 h et 6 h du matin.

Le ferry public de Padangbai à Lembar joue dans une autre catégorie : quelques euros, un départ toutes les heures jour et nuit, et une traversée qui dure officiellement quatre heures et en prend souvent cinq ou six. C'est le seul moyen d'embarquer un véhicule, et le seul qui ne s'arrête jamais quand la mer forcit.

Enfin, la liaison aérienne Denpasar-Praya prend quarante minutes pour un billet souvent équivalent au fast boat, mais n'a de sens que pour le sud. Nos conseils tarifaires valent aussi pour ces vols intérieurs.

Fast boat chargé de passagers traversant un bras de mer agité entre Bali et Lombok sous un ciel couvert

Le détroit sous un ciel chargé : la houle décide des rotations, pas les horaires affichés.

À NOTER

Le piège du billet le moins cher

Les écarts de prix entre compagnies recouvrent des écarts de bateau et de sérieux. Regardez la taille de la vedette, le nombre de moteurs et la présence de gilets accessibles avant de choisir sur le seul tarif. Un billet à quinze euros de moins sur une coque trop légère, un jour de houle de deux mètres, se paie en deux heures très longues.

Ferries rouliers à quai dans un port de Bali, d'où partent les traversées vers Lembar à Lombok

Comparer les fast boats et les ferries pour Lombok

Une vingtaine de compagnies desservent les Gili et Lombok depuis Bali, avec des horaires, des ports de départ et des prix qui se recoupent mal. Comparer en ligne évite le guichet du port et sécurise la place sur la rotation du matin, la seule qui parte à coup sûr en haute saison.

Voir les horaires et les prix

Lien partenaire. Le prix reste le même pour vous et la commission finance ce guide.

Les 8 incontournables de Lombok

L'île est grande, quatre fois Nusa Penida, et les sites sont éloignés les uns des autres. Voici ce qui mérite vraiment le déplacement, du nord au sud, avec ce que ça demande comme temps.

Balançoire en bois et parasol de chaume sur la plage de sable blanc de Gili Meno, face à l'eau turquoise, à Lombok

Les îles Gili

L'incontournable

Au large de la côte nord-ouest

Trois îlots de sable blanc posés dans une eau claire, sans une seule voiture ni un seul scooter : on s'y déplace à pied, à vélo ou en cidomo, ces petites calèches tirées par un cheval. Trawangan pour l'animation et les bars, Air pour l'équilibre, Meno pour le silence. Le tour de la plus grande se fait en deux heures de marche. C'est la raison numéro un pour laquelle les voyageurs venus de Bali franchissent le détroit.

Le cône du Barujari et le lac de cratère turquoise Segara Anak dans la caldeira du mont Rinjani, à Lombok

Le mont Rinjani

2 à 3 jours

Nord de l'île, départs de Senaru ou Sembalun

Le deuxième plus haut volcan d'Indonésie, 3 726 mètres, avec une caldeira qui abrite un lac turquoise et un cône secondaire encore actif. Le trek se fait en deux ou trois jours avec guide et porteurs, en dormant sous tente sur la crête. On dort mal, on a froid, on monte dans la cendre pendant trois heures pour le lever du soleil. Et on redescend en sachant qu'on a vu quelque chose que Bali n'a pas.

La baie de sable doré de Kuta Lombok vue depuis les collines de Mandalika, dans le sud de l'île

Kuta Lombok et les baies du sud

Sud de l'île, autour de Mandalika

Rien à voir avec le Kuta de Bali : ici, une succession de baies en croissant séparées par des collines pelées, avec une poignée de cafés et de guesthouses. Tanjung Aan pour le sable en grains de poivre, Selong Belanak pour apprendre à surfer sur une vague qui pardonne tout, Bukit Merese pour le coucher du soleil. Le circuit de Mandalika, qui accueille le MotoGP depuis 2022, est planté juste à côté.

La cascade Tiu Kelep se jetant dans un cirque de jungle dense près de Senaru, dans le nord de Lombok

Les cascades de Senaru

Nord, au pied du Rinjani

Sendang Gile tombe à quinze minutes de marche du village, en escalier au milieu de la jungle. Tiu Kelep, vingt minutes plus loin, demande de traverser la rivière à gué plusieurs fois et récompense par un rideau d'eau de quarante mètres dans lequel on peut se mettre. Prévoyez des chaussures qui peuvent être trempées, et un guide local si le niveau de la rivière est haut.

Tortue verte nageant au-dessus d'un récif d'acropores, comme sur les herbiers des îles Gili au large de Lombok

Le snorkeling avec les tortues

À réserver la veille

Autour des trois Gili

Les tortues vertes et imbriquées sont installées à demeure sur les herbiers du nord de Gili Air et de l'est de Meno. On les voit depuis la surface, sans plonger, à quelques dizaines de mètres du bord. Les sorties bateau classiques enchaînent trois arrêts en une demi-journée, dont les statues immergées du Nest à Gili Meno.

Rizières vertes et collines boisées de l'intérieur des terres de Lombok, près de Tetebatu

Tetebatu et l'intérieur des terres

Contreforts sud du Rinjani

Un village entouré de rizières en pente et de plantations de tabac, à 400 mètres d'altitude, où il fait cinq degrés de moins que sur la côte. On y marche entre les parcelles, on croise des singes noirs dans la forêt, et on dort dans des homestays familiaux à quinze euros. Personne ne vend rien, il n'y a pas de café à smoothie bowl : c'est l'endroit de l'île où l'on comprend le mieux la vie sasak.

Baie turquoise bordée de collines sèches et de bateaux au mouillage sur la péninsule de Sekotong, au sud-ouest de Lombok

Sekotong et les Gili secrètes

Péninsule du sud-ouest

Une côte découpée en baies turquoise, avec une dizaine d'îlots quasi déserts au large : Gili Nanggu, Gili Kedis, Gili Sudak. Le snorkeling y vaut celui des Gili du nord, sans les bateaux ni les bars. On loue une barque à la journée pour une vingtaine d'euros au départ de Tawun ou de Lembar. Très peu de voyageurs poussent jusque-là.

Grenier à riz traditionnel indonésien monté sur pilotis, coiffé d'un haut toit de chaume, comme ceux des villages sasak de Lombok

Les villages sasak

Sade et Ende, sur la route de Praya à Kuta

Des hameaux de maisons en bambou et en torchis, aux toits d'alang-alang, où l'on montre le tissage traditionnel et les greniers à riz sur pilotis. Sade et Ende sont sur la route de l'aéroport et se visitent avec un guide du village contre une donation. C'est mis en scène pour les visiteurs, personne ne le cache, mais l'architecture et le tissage sont réels.

Eaux turquoise et récifs affleurants au large de la côte de Lombok, terrain de jeu des sorties snorkeling
Dès≈ 20 €/ pers.

Réserver en ligne

Annulation gratuite

Snorkeling aux trois Gili, sortie à la demi-journée

Durée : ½ journéeDès ≈ 20 € / pers.
  • Trois arrêts : herbiers à tortues, récif de Meno et statues immergées du Nest
  • Départ en bateau de Trawangan ou de Gili Air, masque et tuba fournis
  • Petits groupes le matin, quand l'eau est la plus claire et la mer la plus plate
Voir les sorties

Lien partenaire. Réserver via GetYourGuide ne change rien à votre prix et soutient le guide. Prix indicatif, variable selon la formule et la saison.

Lombok région par région

Lombok tient dans un carré d'environ quatre-vingts kilomètres de côté, mais le relief la coupe en deux. Le massif du Rinjani occupe tout le nord, ce qui oblige la route principale à en faire le tour par la côte. Résultat : la distance à vol d'oiseau ne veut rien dire ici, et quarante kilomètres sur la carte peuvent demander deux heures et demie de voiture.

Cette géographie explique aussi les climats. Le nord et le centrereçoivent la pluie qui s'accroche au volcan et restent verts toute l'année. Le sud, dans l'ombre pluviométrique du massif, jaunit dès juin et ressemble en fin de saison sèche à une côte méditerranéenne. Beaucoup de voyageurs déçus par Lombok n'en ont simplement vu qu'une moitié.

Le nord : le Rinjani, les cascades et le Wetu Telu

C'est la région la plus spectaculaire de l'île et la plus arrosée. Tout part de deux villages : Senaru, sur le versant nord, et Sembalun, dans une vallée d'altitude à l'est où poussent l'ail et l'oignon. Ce sont les deux portes du trek du Rinjani, et les deux seuls endroits où vous trouverez des agences, des porteurs et de la location de matériel.

Senaru concentre en plus les deux cascades les plus visitées de l'île, Sendang Gile et Tiu Kelep, à un quart d'heure de marche l'une de l'autre. On peut très bien dormir une nuit dans le secteur, les faire le lendemain matin et redescendre sans mettre un pied sur le volcan. Elles jouent dans la même catégorie que les cascades de Bali avec beaucoup moins de monde.

Un détour vaut le coup si vous passez par là : le village de Bayan abrite une mosquée ancienne, une construction basse en bambou et en chaume qui ne ressemble à aucune mosquée moderne. C'est le foyer du Wetu Telu, une tradition sasak qui mêle l'islam à des croyances animistes et hindoues antérieures. Elle n'est plus pratiquée que par une minorité, mais elle explique pourquoi le nord de Lombok se sent différent du reste de l'île.

La côte nord, entre Bangsal et Sembalun, est une des plus belles routes d'Indonésie et l'une des moins fréquentées. Elle traverse les villages reconstruits après le séisme de 2018, des plantations de café et de girofle, et débouche sur des criques noires où personne ne s'arrête.

L'ouest : Senggigi, Mataram et l'embarquement pour les Gili

C'est la façade habitée de l'île, celle où arrivent les bateaux et où vit la majorité de la population. Bangsal n'est qu'un embarcadère, mais tout le monde y passe : c'est de là que partent les bateaux publics vers les trois Gili. Le lieu a mauvaise réputation à cause des rabatteurs qui abordent les voyageurs sur le parking ; le guichet officiel affiche les tarifs, et il suffit de marcher jusqu'à lui sans s'arrêter.

Senggigi, quinze kilomètres au sud, a été la station balnéaire principale de Lombok dans les années quatre-vingt-dix. Les grands hôtels sont toujours là, à des prix devenus très bas, mais l'animation est partie sur les Gili et dans le sud. C'est calme, un peu mélancolique, et parfait pour une nuit de transition avec un coucher de soleil sur le détroit et, par temps clair, la silhouette du mont Agung de Bali à l'horizon. La route entre Senggigi et Bangsal passe par les points de vue de Malimbu et de Nipah, les deux meilleurs panoramas routiers de l'île.

Mataram, la capitale de la province, n'a rien d'une destination touristique mais garde deux choses à voir. Le quartier de Cakranegara conserve Pura Meru, le plus grand temple hindou de l'île, bâti au XVIIIe siècle sous domination balinaise, et le jardin d'eau de Taman Narmada, réplique miniature du lac du Rinjani construite pour un roi devenu trop vieux pour monter au cratère.

Au sud-ouest, la péninsule de Sekotong est la zone la plus ignorée de l'île alors qu'elle est à une heure de Mataram. Une côte de baies turquoise, une dizaine d'îlots à cinq minutes de barque, et un snorkeling qui vaut celui des Gili sans les bateaux. Comptez une vingtaine d'euros la barque à la journée au départ de Tawun.

Baie de sable clair et collines sèches du sud de Lombok, autour de Kuta et de Mandalika

Le sud en saison sèche : collines jaunes, baies en croissant et très peu de monde.

Rizières et collines boisées de l'intérieur des terres de Lombok, autour de Tetebatu

L'intérieur au même moment : vert toute l'année, cinq degrés de moins.

Le sud : Kuta Lombok, Mandalika et les baies de surf

C'est la région qui a le plus changé ces dix dernières années, et de loin. Le gouvernement indonésien a fait du secteur de Mandalika une zone économique spéciale, avec un circuit international inauguré en 2021 qui accueille le MotoGP depuis 2022, une route côtière neuve et des resorts sortis de terre. Autour de ce projet, Kuta Lombok est passé d'un village de surfeurs à une petite ville de cafés, d'écoles de surf et de guesthouses.

Ce qui n'a pas changé, ce sont les baies. La côte sud est une succession d'anses en croissant séparées par des promontoires, et chacune a son caractère. Selong Belanak est la plus douce, une longue plage à pente régulière où toutes les écoles de surf emmènent les débutants. Tanjung Aan offre deux plages dos à dos, dont une au sable étrangement rond, en grains de poivre. Mawun et Mawi sont plus sauvages, avec du courant et presque personne. Gerupuk, à l'est, est une baie fermée d'où les bateaux emmènent les surfeurs sur cinq vagues de récif praticables à toutes les marées.

Le point de vue de Bukit Merese, une colline herbeuse à côté de Tanjung Aan, est le coucher de soleil de la région : vingt minutes de montée facile, une vue à 360 degrés sur les baies. C'est le seul endroit du sud où vous croiserez du monde à 17 h 30. Pour comparer avec ce qui vous attend de l'autre côté du détroit, voyez notre tour des plages de Bali.

Le sud est aussi la région la plus pratique, puisque l'aéroport de Praya est planté au milieu, à trente minutes de Kuta. Si vous ne venez à Lombok que pour le surf et les plages, prenez l'avion depuis Denpasar et ignorez complètement le nord de l'île.

L'est et l'intérieur : Tetebatu, les cascades secrètes et la côte oubliée

C'est le Lombok que presque personne ne visite, et il commence à quarante minutes de Kuta. Tetebatu, accroché aux contreforts sud du Rinjani à 400 mètres d'altitude, est un village de rizières en pente et de plantations de tabac où l'on marche entre les parcelles avec un guide du coin pour trois fois rien. Il y fait cinq degrés de moins que sur la côte, on dort en homestay pour une quinzaine d'euros, et la forêt voisine abrite des singes noirs.

Le centre de l'île, autour d'Aik Berik, cache les cascades de Benang Kelambu et Benang Stokel. La première mérite le détour plus que celles de Senaru : l'eau y sort directement de la paroi végétale en une centaine de filets parallèles, comme un rideau, au lieu de tomber d'un seul jet. Elle est bien moins fréquentée que celles de Senaru parce qu'elle est plus loin de tout.

La côte est n'a d'intérêt que par Labuhan Lombok, le port des ferries pour Sumbawa, point de départ de ceux qui continuent vers Flores et Komodo. Le sud-est garde la Pink Beach de Tanjung Ringgit, au sable rosé par des débris de corail. La couleur est réelle mais discrète, et la piste d'accès longue et cassée : on y va pour la journée entière ou pas du tout.

Les 3 îles Gili : laquelle choisir

Elles sont à dix minutes de bateau les unes des autres et se ressemblent sur la photo. Dans les faits, elles ne s'adressent pas du tout aux mêmes voyageurs. Une navette inter-îles permet de passer de l'une à l'autre plusieurs fois par jour pour quelques euros, donc l'erreur n'est jamais définitive.

Gili Trawangan

3 km sur 2, la plus grande

Ambiance
Bars, restaurants, fêtes le soir sur la côte est
Dans l'eau
Bon snorkeling au nord et à l'ouest, courants forts entre les îles
Se loger
De l'auberge à 12 € au boutique-hôtel à 150 €
Pour qui
Les voyageurs solos, les groupes d'amis, les plongeurs
À éviter pour
Ceux qui cherchent le calme absolu

Gili Air

1,5 km de diamètre

Ambiance
Cafés en bord d'eau, musique douce, vie de village toute l'année
Dans l'eau
Les meilleurs herbiers à tortues, accessibles depuis la plage
Se loger
Beaucoup de bungalows à 25 à 60 €
Pour qui
Ceux qui veulent les deux : de la vie le soir et du silence la nuit
À éviter pour
Les amateurs de plage de rêve ininterrompue, le corail mort gêne par endroits

Gili Meno

2 km sur 1, la plus petite

Ambiance
Presque rien : un lac salé, quelques warungs, le silence
Dans l'eau
Statues immergées du Nest à l'ouest, tortues à l'est
Se loger
Peu d'adresses, souvent des resorts à 80 à 200 €
Pour qui
Les couples et ceux qui veulent vraiment décrocher
À éviter pour
Les budgets serrés et ceux qui ont besoin d'un distributeur

La vie sans moteur

Les trois îles interdisent les véhicules à moteur. On marche, on pédale sur des chemins de sable où le vélo s'enlise, ou on monte dans un cidomo. Le tour de Trawangan prend deux heures à pied, celui de Meno une heure. Cette absence de trafic est la première chose que remarquent les voyageurs qui arrivent de Bali, et la dernière qu'ils oublient.

Prévoyez des espèces. Les distributeurs existent sur Trawangan et Gili Air, tombent en panne régulièrement, et Meno n'en a pratiquement pas. Beaucoup d'adresses acceptent la carte avec une commission de 3 %.

Sous l'eau

Les Gili sont un des spots de plongée les plus fréquentés d'Indonésie, avec une dizaine de centres et des sites entre 5 et 30 mètres. On croise des tortues à presque chaque sortie, des requins pointe blanche assez souvent, et les formations vont du baptême au niveau instructeur. Le corail, lui, a souffert : il ne faut pas s'attendre à des jardins intacts.

Si la plongée est votre motivation principale du voyage, notre guide plongée et snorkeling compare ce que donnent les spots de Bali et des îles voisines selon votre niveau.

Le trek du mont Rinjani

À 3 726 mètres, le Rinjani est le deuxième plus haut volcan d'Indonésie et le seul trek de plusieurs jours de la région. Sa caldeira abrite le lac Segara Anak, deux kilomètres de long à 2 000 mètres d'altitude, avec le cône du Barujari qui fume encore en son milieu et des sources chaudes sur la rive.

La formule classique tient en deux jours et une nuit : montée depuis Sembalun, nuit sous tente sur la crête à 2 600 mètres, réveil à 2 h du matin pour le sommet au lever du soleil, puis descente sur Senaru. La version en trois jours ajoute la descente au lac et les sources chaudes, et c'est celle qui vaut le coup si vos jambes suivent.

Ne sous-estimez pas la difficulté. La montée finale se fait dans une pente de cendre où l'on recule d'un pas sur trois, il fait proche de zéro à l'aube sur la crête, et la descente encaisse 1 500 mètres de dénivelé négatif. Aucune expérience technique n'est requise, une vraie condition physique si.

Le parc impose un guide et une réservation en ligne via le système officiel eRinjani, avec des quotas quotidiens. Les agences vendent des forfaits tout compris entre 150 et 250 € pour deux jours. Vérifiez si les frais d'entrée du parc, autour de 150 000 roupies par jour, sont dedans : c'est la ligne qui saute le plus souvent.

Les autres volcans de la région, plus courts et plus accessibles, sont détaillés dans notre guide des volcans de Bali : le Batur se grimpe en deux heures et demie, sans nuit sous tente.

Le cône volcanique du Barujari et le lac Segara Anak vus depuis la crête de la caldeira du mont Rinjani, à Lombok

Le Barujari et le lac Segara Anak, au fond de la caldeira : le décor de la deuxième journée de trek.

À NOTER

Le parc ferme une partie de l'année

Le parc national du Gunung Rinjani ferme chaque année pendant la saison des pluies, en général de janvier à la fin mars, et parfois plus longtemps après un épisode d'activité volcanique ou des glissements de terrain. Les dates de réouverture sont annoncées tardivement. Si le trek est la raison de votre voyage, calez-le entre mai et octobre et vérifiez le statut du parc avant d'acheter vos billets de bateau.

Caldeira du mont Rinjani avec son lac turquoise et son cône actif, objectif du trek de deux jours à Lombok
Dès≈ 170 €/ pers.

Réserver en ligne

Annulation gratuite

Trek du Rinjani en 2 jours et 1 nuit, guide et porteurs

Durée : 2 joursDès ≈ 170 € / pers.
  • Guide anglophone, porteurs, tente, sac de couchage et repas compris
  • Sommet au lever du soleil le deuxième jour, descente par Senaru
  • Transfert depuis les Gili, Senggigi ou Sembalun selon l'opérateur
Voir les treks

Lien partenaire. Réserver via GetYourGuide ne change rien à votre prix et soutient le guide. Prix indicatif, variable selon la formule et la saison.

Combien de jours et quel itinéraire

Le piège de Lombok, c'est la route. L'île fait quatre-vingts kilomètres de large, mais traverser du nord au sud prend trois heures. Trois formats fonctionnent vraiment, selon le temps que vous pouvez détacher de votre séjour à Bali.

3 jours, 2 nuits

Les Gili, et rien d'autre

Fast boat le matin depuis Padangbai, deux nuits sur Gili Air ou Trawangan, retour le troisième jour en début d'après-midi. On snorkelle avec les tortues, on fait le tour de l'île à vélo, on regarde le Rinjani se découvrir au lever du soleil de l'autre côté du bras de mer. C'est de loin la formule la plus courante, et elle se cale sans douleur dans un séjour de deux semaines à Bali.

Le bon format si Lombok n'est qu'une escapade.

5 jours, 4 nuits

Les Gili plus le nord

Deux nuits aux Gili, puis bateau vers Bangsal et route jusqu'à Senaru. Une journée pour les cascades de Sendang Gile et Tiu Kelep, une nuit en homestay avec vue sur le volcan, et redescente vers Senggigi ou retour par la mer. On voit deux Lombok très différents sans jamais passer trois heures en voiture.

Le meilleur rapport découverte sur temps passé.

7 jours et plus

Le trek du Rinjani et le sud

Une nuit aux Gili pour récupérer du trajet, le trek du Rinjani en 2 jours et 1 nuit depuis Senaru, une nuit de repos, puis la traversée vers Kuta Lombok pour deux ou trois jours de baies et de surf. Sortie par l'aéroport de Praya, à trente minutes de Kuta, plutôt que de refaire la route du nord.

Le seul format qui justifie de venir pour Lombok en soi.

Dans tous les cas, comptez une demi-journée perdue à l'aller et une autre au retour. Pour caler proprement cette parenthèse dans votre voyage, nos itinéraires à Bali détaillent jour par jour les circuits d'une, deux et trois semaines, avec les endroits où une escapade à Lombok s'insère sans casser le rythme.

Bali ou Lombok : ce qui change vraiment

Les deux îles se touchent presque et n'ont pourtant ni la même culture, ni le même niveau d'équipement, ni le même rythme. Voici les écarts qui se sentent dès le premier jour.

Ambiance générale

Bali

Dense, organisée, touristique de bout en bout

Lombok

Rurale, plus lente, avec de vrais vides entre les zones visitées

Culture dominante

Bali

Hindouisme balinais, temples et cérémonies partout

Lombok

Peuple sasak, majoritairement musulman, appel à la prière à l'aube

Plages

Bali

Beaucoup de sable noir au nord, spots célèbres et fréquentés

Lombok

Sable clair, baies encore vides, meilleure eau pour le snorkeling

Routes et trafic

Bali

Embouteillages permanents dans le sud, Grab et Gojek partout

Lombok

Routes dégagées mais lentes, très peu de VTC hors des villes

Restaurants et cafés

Bali

Offre internationale considérable, du warung au gastronomique

Lombok

Warungs et cuisine locale, offre occidentale limitée aux zones touristiques

Budget

Bali

Grand écart possible, mais les prix du sud ont beaucoup monté

Lombok

20 à 30 % moins cher à prestation égale, hors Gili en haute saison

Pour qui

Bali

Premier voyage en Indonésie, famille, séjour riche en activités

Lombok

Deuxième passage, randonnée, plongée, envie de calme

La question se pose rarement en ces termes, d'ailleurs. Presque personne ne choisit Lombok à la place de Bali pour un premier voyage en Indonésie : on ajoute Lombok à Bali, pour trois jours ou pour une semaine. L'arbitrage porte sur le temps, pas sur la destination.

Deux îles voisines, deux histoires opposées

L'écart culturel ne doit rien au hasard. Bali est restée hindoue après l'islamisation de l'archipel, quand les lettrés et les prêtres de Java se sont réfugiés sur l'île au XVIe siècle. Lombok, elle, a été peuplée par les Sasak, islamisés à partir du XVIe siècle, puis conquise au XVIIIe par le royaume balinais de Karangasem, qui a régné sur l'ouest de l'île pendant plus d'un siècle. Les Néerlandais ont mis fin à cette domination en 1894.

C'est pour cela qu'on trouve à Mataram des temples hindous balinais au milieu d'une île musulmane, et que la minorité hindoue de l'ouest célèbre encore ses propres fêtes. Aujourd'hui, les Sasak représentent la grande majorité de la population et l'islam la religion dominante, avec les conséquences concrètes décrites plus bas dans les infos pratiques.

Le détroit de Lombok, une frontière biologique

Le bras de mer que vous traversez en fast boat n'est pas un détroit ordinaire. C'est la ligne Wallace, du nom du naturaliste britannique Alfred Russel Wallace qui remarqua au milieu du XIXe siècle que la faune change brutalement entre Bali et Lombok, alors que trente-cinq kilomètres seulement les séparent. D'un côté, les animaux d'origine asiatique ; de l'autre, des espèces qui annoncent déjà l'Australie.

L'explication tient à la profondeur. Le détroit descend à plus de deux cents mètres et n'a jamais été à sec pendant les glaciations, contrairement au plateau qui reliait Bali à Java et à Sumatra. Les espèces terrestres n'ont jamais pu passer. Cette même profondeur, combinée aux courants qui poussent l'eau du Pacifique vers l'océan Indien, explique aussi pourquoi la traversée secoue autant et pourquoi l'eau reste plus froide et plus riche autour des Gili et de Nusa Penida, ce qui y attire les raies manta et les poissons-lunes.

Quand partir à Lombok

Le climat suit celui de Bali avec un cran de sécheresse en plus : Lombok reçoit moins de pluie et le sud de l'île est franchement aride en fin de saison sèche.

La meilleure fenêtre

Mai à septembre

Mer calme, traversées fiables, ciel dégagé sur le Rinjani et eau claire pour le snorkeling. Juillet et août remplissent les Gili et font monter les prix des hébergements de trente à cinquante pour cent, mais l'île reste très loin de l'affluence balinaise.

Les épaules

Avril et octobre

Le meilleur compromis. Averses courtes en fin de journée, tarifs redescendus, bateaux qui partent sans problème et Rinjani rouvert. Avril reste le mois le plus vert avant que le sud ne jaunisse.

À éviter

Janvier à mars

Pluies quotidiennes, houle qui annule les fast boats plusieurs jours par semaine, parc du Rinjani fermé et visibilité médiocre sous l'eau. C'est la seule période où il faut sérieusement envisager de reporter.

Le détail mois par mois est dans notre guide quand partir à Bali et dans la météo mois par mois, dont les saisons s'appliquent presque à l'identique à Lombok. Pensez à emporter une polaire et une vraie veste de pluie si vous montez au Rinjani : il gèle presque sur la crête, ce que la valise type pour Bali ne prévoit pas.

Où dormir à Lombok

Quatre bases possibles, et le choix se fait presque uniquement sur ce que vous êtes venu faire. Vu les distances, mieux vaut deux bases sur une semaine qu'une seule au centre.

Les Gili

Pour le snorkeling et l'ambiance sans moteur. Réservez tôt de juin à septembre, le parc d'hébergement est minuscule.

Kuta Lombok

Pour le surf et les baies du sud, la zone qui bouge le plus depuis Mandalika. Trente minutes de l'aéroport.

Senggigi

L'ancienne station balnéaire de la côte ouest : grands hôtels à prix cassés et couchers de soleil sur le détroit, dans une ambiance très calme.

Senaru et Tetebatu

Pour le Rinjani, les cascades et l'intérieur. Homestays familiaux, air frais la nuit, aucun confort superflu.

Combien coûte un voyage à Lombok

Lombok revient 20 à 30 % moins cher que Bali à prestation équivalente, avec une grosse exception : les îles Gili, où tout arrive par bateau et où les prix s'alignent sur ceux de Canggu. Le reste de l'île est resté bon marché, à des niveaux comparables à ceux détaillés dans notre guide du coût de la vie en Indonésie.

L'hébergement

C'est la ligne qui varie le plus selon l'endroit. Dans l'intérieur, à Tetebatu ou à Senaru, un homestay familial avec petit-déjeuner tourne autour de 12 à 25 € la nuit pour deux, et c'est souvent la maison de la famille avec une chambre en plus. À Kuta Lombok, comptez 20 à 40 € pour une guesthouse correcte avec piscine.

Les Gili jouent dans une autre catégorie : le dortoir existe encore à 10 ou 12 € sur Trawangan, mais un bungalow décent démarre à 30 € et grimpe vite à 60 ou 80 € en saison. Gili Meno, qui n'a presque que des resorts, commence plutôt autour de 80 €. En juillet et en août, les prix montent de trente à cinquante pour cent et les bonnes adresses partent des semaines à l'avance, le parc d'hébergement des trois îles étant minuscule.

Manger et boire

Un plat en warung coûte 25 000 à 40 000 roupies, soit un peu moins de deux euros. La spécialité locale est l'ayam taliwang, un poulet grillé à la pâte de piment, accompagné de plecing kangkung, des liserons d'eau au sambal. Le piment sasak est sérieux : demandez tidak pedas si vous n'êtes pas sûr.

Dans les restaurants touristiques de Kuta ou des Gili, un plat passe à 60 000 à 120 000 roupies, et une grande Bintang tourne autour de 40 000. À retenir hors des zones touristiques : l'alcool est rare, Lombok étant très majoritairement musulmane.

Transports et activités

Le scooter se loue 60 000 à 80 000 roupies par jour et un chauffeur à la journée se négocie entre 40 et 60 € pour huit à dix heures. Sur ce budget, l'aller-retour en fast boat depuis Bali reste le poste le plus lourd, entre 50 et 80 € par personne.

Côté activités, une sortie snorkeling aux trois Gili coûte 15 à 25 € la demi-journée, deux plongées entre 60 et 90 €, et le trek du Rinjani 150 à 250 € pour la formule de deux jours tout compris. Cascades et villages sasak se visitent pour quelques dizaines de milliers de roupies.

Au total, un voyageur en mode routard s'en tire avec 25 à 35 € par jour hors traversée. En couple, avec une guesthouse confortable, des restaurants le soir et une activité tous les deux jours, comptez plutôt 60 à 90 € par jour à deux. Le trek du Rinjani et les nuits sur les Gili sont les deux lignes qui font exploser un budget calculé sur le reste de l'île.

Infos pratiques pour Lombok

Culture et savoir-vivre

Lombok est majoritairement musulmane, à la différence de Bali. Cela change des choses concrètes : l'appel à la prière avant l'aube, une tenue couvrante attendue dans les villages et hors des plages, et un alcool disponible dans les zones touristiques mais rare ailleurs. Pendant le ramadan, beaucoup de warungs ferment la journée en dehors des Gili et de Kuta.

Les Gili échappent largement à ces règles et fonctionnent comme des enclaves touristiques. Le reste de l'île, non : sur la côte est, à Tetebatu ou à Senaru, vous êtes dans des villages qui vivent normalement.

Se déplacer sur place

Le scooter se loue 60 000 à 80 000 roupies par jour. Les routes principales sont bonnes et vides, les secondaires cassées, et l'éclairage nocturne inexistant hors des villes. Grab et Gojek fonctionnent autour de Mataram et de l'aéroport, pas ailleurs. Les règles de conduite et de permis sont les mêmes qu'à Bali, détaillées dans notre guide du transport en Indonésie.

Pour les longues distances, un chauffeur à la journée coûte 40 à 60 € et règle le problème des trois heures de traversée nord-sud. C'est ce que font la plupart des voyageurs qui enchaînent deux bases dans la même semaine.

Sécurité et séismes

Lombok n'est pas une destination dangereuse. Les vols à l'arraché existent à Senggigi et sur les plages isolées, mais la délinquance reste bien en dessous de ce qu'on trouve dans le sud de Bali. Le vrai risque est routier, et il vient des deux-roues. Nos conseils de sécurité en Indonésie s'appliquent tels quels.

L'île se trouve sur une zone sismique active. Le séisme de magnitude 6,9 d'août 2018 a fait plus de cinq cents morts dans le nord et détruit des villages entiers. La reconstruction est faite, les répliques appartiennent au passé, mais les secousses restent une éventualité normale ici, comme partout dans l'archipel.

Argent, réseau et assurance

La roupie indonésienne s'utilise partout et les distributeurs sont fiables à Mataram, Praya et Kuta Lombok, beaucoup moins sur les Gili. Le réseau mobile 4G passe sur l'essentiel de l'île, faiblit dans l'intérieur et disparaît complètement sur le Rinjani : notre guide internet et eSIM détaille les forfaits qui couvrent bien la région.

Un point mérite votre attention avant de partir : la plupart des contrats d'assurance voyage standard excluent la randonnée en altitude, et un rapatriement depuis la crête du Rinjani se chiffre en dizaines de milliers d'euros. Si vous faites le trek, vérifiez la ligne des activités couvertes dans notre comparatif des assurances voyage.

Questions fréquentes sur Lombok

Quelle est la plus belle île en Indonésie ?
Aucune ne fait consensus, et la question dépend du critère. Pour la culture vivante et les paysages travaillés, Bali reste devant. Pour les fonds marins, Raja Ampat en Papouasie occidentale est hors catégorie mais coûte cher et se mérite. Pour les paysages bruts, Flores et Sumba, à l'est de Lombok, montent vite dans les classements. Lombok occupe une place intermédiaire utile : la beauté sauvage sans la difficulté logistique du grand est indonésien.
Peut-on visiter Lombok en une journée depuis Bali ?
Techniquement oui, concrètement non. Le premier fast boat part vers 8 h et le dernier retour quitte les Gili vers 15 h ou 16 h : il vous reste quatre heures sur place, dont une partie en transfert. Certaines agences vendent des excursions aux Gili à la journée depuis Bali, mais vous passerez plus de temps assis dans un bateau qu'à regarder l'eau. Une nuit sur place change tout.
Faut-il un visa spécifique pour Lombok ?
Non, Lombok est en Indonésie comme Bali : les mêmes règles d'entrée s'appliquent et vous n'avez aucune formalité à faire pour passer d'une île à l'autre. Le visa à l'arrivée s'obtient à Denpasar comme à l'aéroport de Lombok, et se prolonge une fois. Le détail des conditions et des tarifs est dans notre guide du visa touristique et de son extension.
Faut-il des vaccins pour aller à Lombok ?
Aucun vaccin n'est obligatoire pour entrer, mais les recommandations sont les mêmes que pour le reste de l'Indonésie, avec une nuance locale : la dengue circule et le paludisme reste présent dans certaines zones rurales de Lombok, ce qui n'est plus le cas à Bali. Un répulsif efficace compte davantage qu'un traitement dans la plupart des cas. Le détail est dans notre guide des vaccins pour l'Indonésie.
Parle-t-on anglais à Lombok ?
Sur les Gili et à Kuta Lombok, oui, autant qu'à Bali. Dans le reste de l'île, nettement moins : à Tetebatu, à Senaru ou sur la côte est, quelques mots d'indonésien et un traducteur hors ligne vous seront plus utiles. Les Sasak parlent entre eux le sasak, une langue distincte de l'indonésien, et nos bases de la langue fonctionnent partout dans l'archipel.
Peut-on boire l'eau du robinet à Lombok ?
Non, comme partout en Indonésie. L'eau en bonbonne est vendue partout et la plupart des guesthouses proposent un point de recharge gratuit ou à quelques milliers de roupies. Sur les Gili, l'eau douce est produite par dessalement et reste saumâtre au robinet : elle convient pour la douche, pas pour la boisson ni pour le brossage des dents si vous avez l'estomac sensible.
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