L'éruption de 1968 a laissé au pied du cône une plaine de sable et de scories noires large de plusieurs kilomètres, cernée par les parois de la caldeira. Pas d'arbre, pas de ravin, pas de village : un terrain ouvert et roulant qui pardonne beaucoup plus que les singletracks boueux de la jungle, tout en offrant un décor que rien d'autre sur l'île n'égale.
Les sorties partent de la zone de Kintamani, sur la crête qui surplombe la caldeira. Trois formules coexistent : lever du soleil à partir de 41 € sur 5 à 7 h,coucher de soleil autour de 101 €, et journée avec déjeunerà environ 126 € sur 7 h. La première est la mieux notée et de loin la moins chère. Certaines partent au lever du soleil, avant que les nuages ne remplissent la cuvette vers 9 h.
Le piège du sable volcanique, c'est qu'il absorbe la roue avant. On n'y freine pas comme sur de la terre : il faut garder du gaz et laisser la moto flotter. Les guides le montrent sur les premiers mètres, et la plupart des chutes arrivent dans le quart d'heure qui suit, sans gravité parce que le sol est mou.
Le Batur n'est pas le seul cône de l'île : notre guide des volcans de Bali compare lesquels se grimpent et lesquels se contemplent. Si vous prévoyez aussi l' ascension du mont Batur au lever du soleil, ne mettez pas les deux le même jour. La randonnée démarre vers 2 h du matin, et personne ne pilote correctement après cette nuit-là. Le lendemain, en revanche, l'enchaînement est parfait.