Un récif frangeant ferme la baie à quelques centaines de mètres du rivage. La houle de l'océan Indien s'y brise, et ce qui arrive sur le sable n'est plus qu'un clapot. Pas de rouleaux, pas de courant d'arrachement, pas de drapeau rouge la moitié du temps : sur ce point, Nusa Dua et Sanur sont les deux seuls endroits du sud où un enfant nage sans surveillance rapprochée permanente. Les grands resorts emploient en plus des sauveteurs sur leur portion.
Le point qui gâche des demi-journées entières, c'est la marée. Le fond du lagon est presque plat et le récif se découvre en partie à marée basse. L'eau se retire alors très loin, laisse un plateau de corail mort et de sable dur, et il faut marcher longtemps pour en avoir à la taille. Regardez les horaires de marée le matin, c'est ce qui organise la journée ici.
Deuxième réserve, les algues. La culture d'algues rouges reste pratiquée sur plusieurs portions du sud-est de la péninsule, autour de Geger notamment. Selon la saison et les vents, des paquets bruns s'échouent sur le sable et flottent près du bord. Les hôtels nettoient leur portion chaque matin, les plages publiques nettement moins. Pendant la saison des pluies, les courants ramènent en plus des déchets sur toute la côte, Nusa Dua comprise, même si la façade est de l'île est bien moins touchée que la façade ouest.
Enfin, chaussez-vous. Le plateau récifal est du corail mort, coupant, et il y a des oursins par endroits près des blocs. Une paire de sandales de mer change tout, surtout avec des enfants.