La police de Bali et Bank Indonesia ont détruit mardi 27 octobre à Denpasar 3 731 faux billets repérés par les banques dans les dépôts de leurs clients. Les coupures de 100 000 IDR représentent plus de huit faux sur dix.
- 3 731faux billets détruits à Denpasar le 27 octobre
- 341,5 millions IDRvaleur du lot s'il avait été authentique, environ 18 000 euros
- 3 121faux billets de 100 000 IDR, la coupure la plus imitée
Les 3 731 faux billets passés au broyeur mardi 27 octobre au siège de la police régionale, à Denpasar, ne viennent pas d'une saisie. Les banques de l'île les ont trouvés dans les dépôts en espèces de leurs clients, indique le chef de la représentation de Bank Indonesia à Bali, Achris Sarwani.
Certains de ces clients avaient accepté ces coupures sans le savoir.
L'opération a été menée avec Bank Indonesia, l'OJK (l'autorité indonésienne des services financiers), le parquet et la police, après décision d'un tribunal, en application de la loi sur la monnaie de 2011.
Quelles coupures sont le plus imitées ?
Les billets de 100 000 IDR forment l'essentiel du lot. C'est la coupure à regarder de près quand on reçoit de la monnaie dans un commerce, au grand marché de Denpasar ou après un change, à l'aéroport comme en ville.
| Coupure | Faux billets détruits |
|---|---|
| 100 000 IDR (environ 5 euros) | 3 121 |
| 50 000 IDR (environ 3 euros) | 579 |
| 20 000, 10 000 et 5 000 IDR | le reste du lot |
Authentiques, ces billets auraient valu 341,5 millions IDR, environ 18 000 euros, selon le chef de la police criminelle spécialisée de Bali, Wisnu Prabowo.
Et du côté des paiements par téléphone ?
Achris Sarwani appelle les habitants et les professionnels du tourisme à la vigilance sur les paiements sans espèces, QRIS compris, le standard indonésien de QR code. Il cite quatre modes opératoires :
- Skimming : captation des données d'une carte bancaire
- Phishing : messages qui soutirent des identifiants
- Arnaques en ligne : paiements détournés sur internet
- Jeux d'argent en ligne : flux financiers illégaux
Le QRIS transfrontalier permet désormais aux voyageurs venus de Thaïlande, Malaisie, Singapour, Corée du Sud, Chine et Japon de payer en Indonésie depuis l'application de leur pays, et aux Indonésiens d'en faire autant chez eux. Les auteurs et les victimes peuvent donc se trouver dans deux États différents, ce qui complique le traitement des dossiers.
Une raison de plus de surveiller les comptes et moyens de paiement utilisés au quotidien depuis Bali.
Bank Indonesia rappelle qu'un faux billet remonte par le circuit bancaire : c'est en déposant leurs espèces au guichet que des clients ont permis d'identifier les 3 731 coupures détruites mardi.


