Le télétravail à Bali est possible et légal, à une condition que beaucoup ignorent : avoir le bon visa. En Indonésie, le seul cadre prévu pour travailler à distance pour une entreprise étrangère est le visa E33G, qui demande 60 000 USD de revenus par an. Le reste se règle avec votre employeur (ou vos clients), votre assurance et le fisc.
| Télétravail à Bali en bref | 2026 |
|---|---|
| Visa pour télétravailler | E33G (Remote Worker), un an |
| Revenu minimum E33G | 60 000 USD par an, de source étrangère |
| Visa touristique | Aucun travail autorisé, même à distance |
| Décalage avec Paris | +6 h en été, +7 h en hiver |
| Internet | Fibre 100 à 150 Mbps à Canggu et Ubud |
| Coworking | 150 à 250 € par mois |
| Budget mensuel standard | Environ 1 850 € |
Sommaire
Partir en télétravail à Bali quand on est Français : les 5 étapes
L'ordre compte. Le visa dépend de votre contrat, l'assurance est exigée pour le visa, et les impôts dépendent de la durée que vous aurez fixée avec votre employeur.
- Obtenir l'accord écrit de l'employeur (avenant au contrat) si vous êtes salarié, ou vérifier que vos clients sont tous hors d'Indonésie si vous êtes freelance.
- Demander le visa E33G sur evisa.imigrasi.go.id, avec contrat, relevés bancaires et assurance. Comptez une à trois semaines.
- Souscrire une assurance santé internationale couvrant toute la durée du séjour : elle est demandée pour le visa et la sécu française ne suivra pas en Indonésie.
- Régler la protection sociale avec l'employeur : détachement, ou adhésion à la Caisse des Français de l'Étranger.
- Compter les jours : au-delà de 183 jours en Indonésie sur 12 mois, la fiscalité change.
Chaque étape est détaillée ci-dessous. Si vous cherchez au contraire un poste dans une entreprise locale, le parcours est tout autre : voyez notre guide pour trouver un travail à Bali.
Télétravail en Indonésie : quel visa pour travailler à distance ?
Télétravailler depuis l'Indonésie n'est légal qu'avec un visa qui l'autorise, aujourd'hui le visa E33G (Remote Worker). Avec un visa touristique, tout travail rémunéré est interdit, y compris pour un employeur ou des clients situés à l'étranger.
| Visa | Télétravail autorisé | Pour qui |
|---|---|---|
| Visa touristique (à l'arrivée, C1) | Non | Vacances, repérage avant installation |
| E33G Remote Worker | Oui, pour une entreprise étrangère | Salarié d'une société hors Indonésie, 60 000 USD par an minimum |
| KITAS de travail | Emploi local | Salarié d'une société indonésienne qui vous sponsorise |
Ce que le visa touristique permet, et ce qu'il ne permet pas
Facturer des clients, tenir des réunions ou travailler chaque jour depuis un coworking sort du cadre touristique. Même répondre à des mails professionnels peut être jugé comme du travail. Personne ne vous dira où s'arrête exactement « quelques mails en vacances ».
Les contrôles se sont durcis à Canggu et Seminyak, avec des patrouilles dédiées et des expulsions pour travail illégal.
Conditions du visa E33G en 2026
D'après les agences spécialisées, le dossier réunit quatre pièces.
- Un revenu de source étrangère d'au moins 60 000 USD par an, soit environ 5 000 USD par mois.
- Un solde bancaire d'au moins 2 000 USD sur les trois derniers mois.
- Un contrat avec une entreprise enregistrée hors d'Indonésie.
- Une assurance santé internationale.
Le permis dure un an. Vous ne pouvez recevoir aucune rémunération d'une personne ou d'une société indonésienne. Côté frais, une agence relevait en juin 2026 une redevance de 7 millions de roupies, plus 1,5 million pour le permis de réentrée multiple. Avec un intermédiaire, le budget total tourne autour de 600 à 1 000 USD.
Ces montants varient d'une source à l'autre et ont évolué depuis le lancement. La demande se fait sur le portail officiel evisa.imigrasi.go.id, où vous vérifiez les critères en vigueur avant de déposer. La procédure pas à pas est sur notre guide du visa E33G.
Visa E33G : salarié ou freelance, qui est éligible ?
Pour un salarié d'une entreprise française, le dossier est simple : le contrat de travail et une lettre de l'employeur qui autorise le travail à distance suffisent à prouver le lien avec une société étrangère.
Pour un freelance ou un auto-entrepreneur, c'est une zone grise. Le texte parle d'un contrat avec une entreprise établie hors d'Indonésie. Certaines agences déposent des dossiers avec des contrats clients, d'autres refusent les indépendants qui facturent en leur nom. Avant de payer les frais, faites valider votre cas par un agent.
Le visa E33G en détail
Procédure, délais, dépendants, sortie du territoire et fiscalité : tout est dans notre guide dédié au visa remote worker.
Télétravailler depuis Bali en CDI : accord de l'employeur et avenant
De plus en plus de salariés français en CDI négocient quelques mois de télétravail depuis l'île, sans quitter leur emploi ni changer de salaire. C'est faisable, mais jamais sans l'employeur.
Un salarié en CDI peut-il légalement télétravailler depuis Bali ?
La réponse courte : oui, mais pas sans l'accord de votre employeur. Aucun texte du Code du travail français n'interdit le télétravail à l'étranger, mais rien ne l'encadre non plus. C'est un vide juridique jamais comblé, même après l'explosion du remote post-Covid.
Tout repose donc sur la relation avec votre employeur. Vous devez obtenir son accord écrit, idéalement via un avenant à votre contrat de travail précisant la durée, le lieu, les plages horaires de disponibilité et la loi applicable. Point souvent ignoré : votre employeur conserve une obligation légale de santé et de sécurité envers vous, même à l'autre bout du monde. Raison de plus pour un cadre contractuel clair.
La Cour d'appel de Versailles a d'ailleurs validé en 2022 le licenciement d'un salarié ayant déménagé en Bretagne sans l'accord de son employeur. Alors imaginez depuis l'Indonésie : ne partez jamais en douce. Télétravailler sans le dire expose tout le monde (assurance invalidée, accident du travail non couvert, risque fiscal).
Comment convaincre son employeur de vous laisser partir à Bali ?
La vraie difficulté n'est pas juridique, elle est relationnelle : votre manager doit vous faire confiance pour produire sans supervision à 12 000 km. Ce qui fonctionne le mieux, c'est de proposer un test court (trois mois, pas un an) avec des objectifs mesurables et un point hebdomadaire en visio. Si la productivité se maintient, vous prolongez. Sinon, retour au bureau, sans drame.
Arrivez avec l'avenant déjà rédigé (durée, horaires de disponibilité, outils de communication, conditions de retour anticipé). Les RH adorent les dossiers bouclés. L'argument productivité porte aussi : le décalage horaire élimine les interruptions et les réunions inutiles, un atout parlant pour un manager orienté résultats.
Sécurité sociale et impôts quand on télétravaille depuis l'Indonésie
C'est le volet que les blogs de voyage passent sous silence, et celui qui coûte cher en cas d'erreur.
Sécurité sociale : détachement ou Caisse des Français de l'Étranger
La France et l'Indonésie n'ont signé aucune convention bilatérale de sécurité sociale. Selon le Cleiss, un employeur peut quand même détacher son salarié vers un pays hors convention, pour trois ans renouvelables une fois. C'est une démarche de l'employeur auprès de la sécu, pas un automatisme : tant qu'elle n'est pas faite, ne comptez pas sur votre CPAM pour des soins reçus à Denpasar.
L'autre option est d'adhérer volontairement à la CFE (Caisse des Français de l'Étranger), qui vous garde rattaché au système français. Elle est facultative et rembourse sur la base des tarifs français. À ne pas confondre avec la cotisation foncière des entreprises, qui porte le même sigle.
Assurance santé internationale pour télétravailler à Bali
Ni le détachement ni la CFE ne suffisent face aux tarifs des hôpitaux privés de Bali. BIMC et Siloam sont corrects médicalement, mais facturent comme en Europe : un accident de scooter qui tourne mal, c'est 10 000 à 20 000 € en quelques jours. Une assurance expatrié est indispensable, et elle est demandée pour le visa E33G.
SafetyWing Nomad Insurance
Pensée pour les télétravailleurs : souscription au mois, depuis l'étranger, résiliable quand vous rentrez.
Pour un séjour d'un an avec le E33G, comparez aussi l'assurance expatrié de Chapka, ou passez par notre guide de l'assurance santé internationale.
Impôts : la règle des 183 jours de la convention France-Indonésie
La convention fiscale signée entre la France et l'Indonésie en 1979 règle le cas du salarié (article 15). Votre salaire reste imposable uniquement en France si trois conditions sont réunies : vous passez au plus 183 jours en Indonésie sur toute période de 12 mois, votre employeur n'est pas indonésien, et votre salaire n'est pas pris en charge par un établissement de l'entreprise en Indonésie.
Exemple : salarié d'une société parisienne, vous passez 150 jours à Canggu entre janvier et juin. Les trois conditions sont remplies, vous déclarez tout en France comme d'habitude. Vous restez 200 jours ? La première condition tombe, et l'Indonésie peut imposer la part du salaire gagnée sur place. La France élimine ensuite la double imposition (article 24), mais il faut déclarer des deux côtés.
Au-delà de 183 jours, vous devenez aussi en principe résident fiscal indonésien, imposé sur vos revenus mondiaux, avec un NPWP et une déclaration annuelle. Le visa E33G ne crée pas d'exonération automatique, contrairement à ce qu'affichent certaines agences. Les détails et les cas de double résidence sont sur notre page fiscalité de l'expatrié à Bali. Un fiscaliste vous dira ce qui s'applique à votre situation.
Internet à Bali pour télétravailler : fibre, eSIM et VPN
La plupart des villas de Canggu et d'Ubud ont la fibre (IndiHome ou Biznet), avec des débits de 100 à 150 Mbps : assez pour une visioconférence HD sans problème. Avant de signer un bail, demandez un test de débit en photo, surtout à Uluwatu ou dans les coins reculés d'Ubud où la fibre n'arrive pas toujours.
Prévoyez toujours un plan B : la fibre coupe parfois, surtout en saison des pluies, et vous ne voulez pas perdre un call client à cause d'un orage tropical. Une SIM locale Telkomsel coûte environ 150 000 IDR, soit 9 € par mois. Pour être connecté dès l'atterrissage, une eSIM Yesim pour l'Indonésie s'installe avant le départ. Opérateurs, forfaits et débits par zone sont comparés dans notre guide internet et eSIM à Bali.
Un VPN comme NordVPN protège vos données pro sur les Wi-Fi des cafés, et certains sites sont bloqués en Indonésie.
Décalage horaire Bali-France : organiser ses journées de télétravail
Bali est en UTC+8, sans changement d'heure. Quand il est 9h à Paris, il est 15h à Bali en été et 16h en hiver, soit un décalage de 6 à 7 heures qui joue souvent en votre faveur. Les bascules d'heure et un plan contre le jet lag sont sur notre page décalage horaire avec Bali.
Stratégie « lève-tôt »
Travailler de 7h à 16h heure locale. Les réunions tombent l'après-midi à Bali, quand les collègues arrivent au bureau en France. Le matin est réservé au deep work sans interruption.
Stratégie « split »
Production créative le matin (quand la France dort), puis créneau de 14h à 18h heure de Bali pour les visioconférences et validations.
Pour les postes exigeant une présence continue pendant les heures de bureau françaises (support client, gestion de crise, management de proximité), travailler de 15h à 23h heure locale n'est viable que sur une courte période. C'est un vrai critère à évaluer avant de partir.
Coworkings à Bali : prix et adresses en 2026
Bali compte des dizaines d'espaces de coworking, principalement concentrés à Canggu, Ubud et Seminyak. Les tarifs mensuels varient de 150 à 250 € pour un accès illimité. Certains proposent des pass à la journée (5 à 15 €).
Les espaces les plus connus : Tropical Nomad (Canggu), Outpost (Canggu et Ubud), Tribal (Canggu), Hubud (Ubud) et Dojo (Canggu). Tous proposent de la fibre optique, des salles de réunion et des espaces de détente. Ils sont aussi le meilleur moyen de rencontrer d'autres télétravailleurs : la plupart organisent des déjeuners, des ateliers et des soirées chaque semaine.
| Coworking | Zone | Prix / mois | Ambiance |
|---|---|---|---|
| Tropical Nomad | Canggu | ≈ 150 € | Social, accessible |
| Dojo Bali | Canggu | 150-200 USD | Piscine, vue mer |
| Hubud | Ubud | ≈ 170 USD | Calme, rizières |
En pratique, beaucoup de télétravailleurs bossent depuis leur villa le matin et se déplacent dans un café climatisé l'après-midi pour les calls. À Bali, n'importe quel café a un Wi-Fi correct, et personne ne vous regarde de travers si vous restez trois heures avec un seul flat white.
Où télétravailler à Bali : Canggu, Ubud, Uluwatu ou Sanur
Le quartier compte plus que le logement : il décide de vos trajets, de la qualité de la fibre et des gens que vous croiserez au coworking.

Canggu et Pererenan
Le principal hub du télétravail à Bali : fibre dans presque toutes les villas, coworkings et cafés à chaque rue, surf avant le premier call. Pererenan, juste à côté, est plus calme.

Ubud
Rizières, yoga et coworkings paisibles. Le choix de ceux qui veulent se concentrer, loin de la plage et des soirées de Canggu.

Uluwatu
Falaises et calme, pour les surfeurs confirmés. Vérifiez la fibre avant de signer : certaines villas isolées n'y ont pas accès.

Sanur
Paisible et familial, mer calme, rythme posé. Proche de l'aéroport, pratique si vous partez souvent.
Pour un premier séjour en télétravail, Canggu reste le choix le plus simple : tout est à cinq minutes en scooter et la communauté vous trouve avant que vous la cherchiez. Loyers et ambiance par zone sont comparés dans notre guide des quartiers où habiter à Bali.
Se déplacer à Bali quand on télétravaille
Il n'y a pas de transport en commun utile. La plupart des télétravailleurs louent un scooter au mois (50 à 90 €), les autres vivent avec Grab et Gojek. Avant de louer, lisez notre guide de la location de scooter à Bali : permis, assurance et pièges compris.
Budget d'un télétravailleur à Bali : combien gagner pour bien vivre
Les coûts varient selon votre style de vie. Voici une estimation réaliste pour 2026, en euros. Pour plus de détails, consultez notre page sur le coût de la vie à Bali.
| Poste de dépense | Économe | Standard | Confortable |
|---|---|---|---|
| Logement | 400 € | 800 € | 1 500 € |
| Alimentation | 200 € | 400 € | 700 € |
| Coworking | 0 € | 150 € | 250 € |
| Transport (scooter) | 50 € | 80 € | 150 € |
| Assurance santé | 80 € | 120 € | 200 € |
| Loisirs et sorties | 100 € | 300 € | 600 € |
| Total mensuel | ~830 € | ~1 850 € | ~3 400 € |
Le vrai seuil est ailleurs : pour le visa E33G, il faut justifier 60 000 USD de revenus par an, soit environ 5 000 USD par mois. Qui remplit cette condition vit confortablement à Bali. Pour comparer, le salaire minimum local est d'environ 157 € par mois en 2026 : le détail est sur notre page salaire moyen à Bali.
Setup de travail : louer écran, bureau et chaise à Bali
Un écran de 13 pouces et une chaise en bambou, ce n'est pas un setup de travail. Acheter du matériel pour quelques mois n'a pourtant aucun sens : dans trois mois, vous serez peut-être à Ubud, à Chiang Mai ou de retour chez vous, à revendre un moniteur 27 pouces sur un groupe Facebook. La solution : la location. Depuis 2022, plusieurs services à Bali louent matériel informatique et mobilier de bureau à la semaine ou au mois, avec livraison à domicile.

Où louer un écran d'ordinateur à Bali ?
Bosser sur un 13 pouces quand on fait du dev, du design ou de la gestion de projet, on tient une semaine, pas deux. Quelques loueurs de référence.
- Monis (monis.rent). Le plus gros catalogue (12 écrans, du Full HD 24" à l'Apple Studio Display 5K, dalles IPS 144 Hz, 4K USB-C, gaming incurvé 34"). À partir d'environ 5 $/semaine pour un Full HD basique, 8 à 10 $/semaine pour un 27" 4K. Livraison le lendemain dans tout Bali.
- MindSeat (mindseat.co). Plus petit catalogue mais service réactif, centré sur le trio écran-bureau-chaise, livraison gratuite le jour même. Moniteurs sur bras articulés fixés au bureau, pratique dans les villas où les bureaux dépassent rarement un mètre de large.
- Rent A Desk (rentadesk.work). Livraison gratuite à Canggu, Ubud, Seminyak et Uluwatu. Standing desks, chaises ergonomiques et moniteurs HD.
- Geko (geko.store). Location et vente. Vous pouvez tester un produit en location puis l'acheter si vous décidez de rester plus longtemps. Standing desks, écrans, chaises et accessoires.
Bureau et chaise : l'ergonomie avant tout
Les villas à Bali sont conçues pour le surf et les vacances, pas pour bosser 8 heures par jour : la table de la salle à manger est trop haute ou trop basse, et la « chaise de bureau » est souvent un tabouret en rotin.
Chez Monis, deux standing desks : un bureau mécanique ajustable (70 à 120 cm, sans électricité) à 7 $/semaine, et un bureau électrique ajustable (70 à 118 cm, moteur silencieux) à partir de 6 $/semaine, disponible en trois tailles (120, 140 et 160 cm de large). MindSeat et Rent A Desk proposent aussi des standing desks électriques à des prix comparables. Pouvoir le louer plutôt que l'acheter enlève le risque d'investir 300 $ dans un produit qu'on n'utiliserait pas.
Côté chaise ergonomique, le modèle de Monis (dossier mesh respirant, accoudoirs 4D, support lombaire réglable, repose-pieds rétractable) est à 7 $/semaine, là où ce type de chaise coûte 200 à 400 $ à l'achat. L'essentiel est de vérifier qu'une chaise a un vrai support lombaire et des accoudoirs réglables.
Les vrais prix : combien coûte un setup à Bali ?
Pour donner une idée concrète, voici les tarifs chez Monis (les prix varient légèrement selon les promos).
| Matériel | Tarif / semaine | Prix neuf (approx.) |
|---|---|---|
| Écran Full HD 24 pouces | ~6 $ | 150-200 $ |
| Écran 4K 27 pouces | ~8-10 $ | 300-400 $ |
| Apple Studio Display 5K | ~20 $ | 1 800 $ |
| Standing desk électrique | ~6 $ | 250-350 $ |
| Standing desk mécanique | ~7 $ | 200-300 $ |
| Chaise ergonomique | ~7 $ | 200-400 $ |
| Clavier Logitech MX | ~3-4 $ | 100-120 $ |
| Souris Logitech MX Master | ~3-4 $ | 90-110 $ |
Un setup complet « pro » (écran 4K + standing desk électrique + chaise ergo + clavier + souris) revient à environ 30 à 35 $/semaine, et les abonnements mensuels font économiser 25 à 30 % par rapport au tarif hebdo. Acheter tout cela neuf en Indonésie coûterait 500 à 800 $, avec la revente à gérer au départ : la location devient plus rentable que l'achat dès qu'on reste moins de 4 à 5 mois.
Comment ça marche concrètement ?
Le fonctionnement est simple chez tous les loueurs : vous choisissez vos produits sur le site, sélectionnez votre zone de livraison (la plupart couvrent le sud de Bali : Canggu, Seminyak, Kuta, Uluwatu, Sanur, et certains vont jusqu'à Ubud), payez en ligne par carte, et la livraison arrive le lendemain, parfois le jour même. Chez Monis, l'équipe livre, installe et fait une démo. Vous avez 24 heures pour signaler un problème.
Pour le retour, vous planifiez un créneau depuis votre espace client. Si tout est en bon état, le dépôt de garantie est remboursé. Détail pratique : si vous changez de villa en cours de location, vous pouvez demander un déplacement du matériel (essayez de déménager un standing desk en scooter et vous comprendrez pourquoi c'est appréciable).
Au-delà du bureau, certains catalogues vont bien plus loin : PlayStation 5, Nintendo Switch, TV 4K, machine à laver, purificateur d'air, machine Nespresso, mini frigo, tapis de marche, haltères, et même un kit Starlink avec forfait internet inclus, salutaire si vous louez une villa à Uluwatu ou dans un coin d'Ubud où la fibre n'arrive pas.
Dernière mise à jour : octobre 2026. Les prix indiqués sont donnés à titre indicatif et peuvent varier selon les promotions. Consultez directement les sites des loueurs pour les tarifs à jour.
Télétravail à Bali : les inconvénients qu'on découvre sur place
Les photos de laptop face aux rizières oublient quelques détails. Mieux vaut les connaître avant de signer un bail de six mois.
- Le trafic : entre Canggu et Seminyak, 8 km peuvent prendre 45 minutes en fin de journée. On choisit son quartier pour ne plus avoir à le traverser.
- La saison des pluies, de novembre à mars : coupures d'électricité et de fibre plus fréquentes, rues inondées. Le plan B internet devient obligatoire.
- Les horaires décalés : un call à 22h avec la France passe une fois, pas tous les soirs.
- La bulle d'expatriés : à Canggu, on peut passer trois mois sans parler à un Balinais. C'est confortable, mais ce n'est pas vraiment vivre en Indonésie.
- Les déchets et la pollution sur certaines plages, surtout en saison humide.
Le bilan complet, côté positif compris, est dans notre article sur les avantages et inconvénients de vivre à Bali.
